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Aïmene Benabderrahmane bientôt devant les députés: Un face-à-face pour la forme!

Le Premier ministre sera bientôt devant les députés pour la déclaration de politique générale. Un exercice qui donne lieu à une adoption ou une motion de censure. Et si cette dernière est suivie du rejet d'un éventuel vote de confiance demandé par le gouvernement, le chef de l'Exécutif déposé sa démission. Le scénario est, toutefois, loin dans la mesure où Aïmene Benabderrahmane bénéficie toujours de la confiance du Président Tebboune.
© DR | Le premier ministre Aîmene Benabderehmane lors d'une plénière au parlement

Lors de la réunion du Gouvernement, mercredi, un avant projet de déclaration de politique générale a été examiné, indique un communiqué des services du Premier ministre. Ce texte « sera présentée au Parlement, conformément aux dispositions de la Constitution », est-il ajouté.

Dans le fond, le document en question, explique la même source, « intègre les données inhérentes à la concrétisation des actions engagées par les différents secteurs ainsi que le bilan d’étape des réalisations du Gouvernement depuis l’adoption de son Plan d’action en septembre 202 ».

La Constitution amendée de 2020 stipule dans son article 111 que « Le premier ministre ou le chef du Gouvernement, selon le cas, doit présenter annuellement à l’Assemblée populaire nationale, une déclaration de politique générale. La déclaration de politique générale donne lieu à débat sur l’action du Gouvernement.

Ce que dit la Constitution

Ce débat peut s’achever par une résolution ». Mais, « il peut également donner lieu au dépôt d’une motion de censure par l’Assemblée populaire nationale conformément aux dispositions des articles 161 et 162 » et dan ce cas, « le premier ministre ou le chef du Gouvernement, selon le cas, peut demander à l’Assemblée populaire nationale un vote de confiance ».

C’est ainsi que « si la motion de confiance n’est pas votée, le premier ministre ou le chef du Gouvernement, selon le cas, présente la démission du Gouvernement », dispose le même article.

Seulement, au moment où le pouvoir vante « la stabilité » des institutions, la majorité parlementaire composée de partis et d’indépendants acquis au programme du Chef de l’Etat, ne viendra sûrement pas, « déstabiliser » ce fonctionnement ordinaire. Même si la démocratie voudrait que Aïmene Benabderrahmane et ses ministres soient exposés à des comptes pour leurs actions menées et surtout les manquements enregistrés, rien ne présage un face-à-face agressif. Bien au contraire, ce sera une simple formalité pour marquer le respect d’une dispositionde la Loi fondamentale. Pas plus!

Une majorité acquise

Car, s’il le gouvernement devrait être jugé pour son bilan, il est loin d’être tout en rose. Les défaillances sont multiples. À commencer par les derniers incendies meurtriers qui ont ravagé des wilayas du Nord et de l’Est du pays, faisant 38 morts selon les chiffres officiels. Le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture n’avait-il pas déclaré l’état d’alerte maximale avant ce sinistre mois d’août? Si. Mais, cela n’a pas empêché que des vies humaines soient emportées. Et cela même s’il y avait l’épisode de l’été 2021 à Tizi-Ouzou et à Khenchela. Les leçons n’ont pas été tirées. qui la faute?

Incendies: les leçons n’ont pas été tirées

Dans le secteur du Commerce, la flambée des prix enregistrée durant le mois de ramadhan, cache mal l’incapacité de l’Exécutif à protéger le consommateur des spéculateurs qui imposent leur diktat. La pénurie du lait en sachet, marquée par d’interminables files d’attente sur les trottoirs de plusieurs wilayas du pays, est également l’un des points noirs de la gestion du gouvernement.

Lait en sachet: l’éternelle crise

Dans l’éducation nationale, le mécontentement des syndicats d’enseignants et de fonctionnaires, plane d’ores et déjà sur la nouvelle année scolaire 2022/2023. Plusieurs questions restent en suspens entre le ministre et les partenaires sociaux, notamment le dossier de statut particulier, la médecine du travail, les primes de zones et l’intégration. Le taux de réussite de 58,72% à la session juin 2022 du bac, avec une moyenne de 09/20 relance le débat sur le niveau de l’école algérienne.

Quand au secteur de la Santé, le scandale des 1200 médecins qui s’apprêtaient à quitter le pays pour exercer en France, a prouvé une fois de plus que l’hôpital algérien n’offre pas de carrière à nos jeunes blouses blanches, ni de plateau technique, ni un cadre agréable de travail, en plus du salaire qui reste parmi les derniers de la région.

L’échec de école, la fuite des médecins

Sur le plan politique et diplomatique, le cafouillage né de la suspension du traité d’amitié avec l’Espagne, après l’alignement du premier ministre espagnol sur la proposition marocaine d’automne au Sahara occidental, a fait couler beaucoup d’encre. En l’espace de quelques jours, l’ABEF aura commis une décision et son contraire. D’abord le gel des domiciliations bancaires pour les échanges de et vers l’Espagne, puis la suspension de cette mesure. Une polémique qui renseigne d’un manque de coordination au sein de l’Exécutif qui, finalement, est apparu comme une coquille vide, dans cette affaire.

C’est dire enfin que si les députés voulaient interroger le gouvernement sur des questions sensibles de sa gestion, il y a matière à demander des comptes. Exit cette volonté de jouer leur véritable rôle d’élus du peuple, l’examen du projet de la déclaration de politique générale du gouvernement, passera sans le moindre bruit…

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