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Algérie-Maroc : le jeu malsain de Mohamed VI

Absent du sommet de la ligue arabe, le roi du Maroc Mohamed VI tente de rattraper son absence à cet événement et invite le président Abdelmadjid Tebboune pour se rendre à Rabat pour un "dialogue". Décryptage.
© DR | Le roi du Maroc, Mohamed VI

Invité officiellement à participer au 31e sommet de la ligue arabe, le roi du Maroc, Mohamed VI a annulé, à la veille du rendez-vous, sa venue à Alger. Pour justifier sa volte-face, le souverain fait dire à son ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita, que « les conditions n’étaient pas réunies pour sa présence personnelle au sommet ».

Deux jours plus tard, Mohamed VI vient de rebondir par une initiative pour le moins étrange. Il invite officiellement le président, Abdelmadjid Tebboune pour se rendre à Rabat pour « dialoguer ». « Sa Majesté (Mohammed VI) a donné ses instructions pour adresser une invitation ouverte au président Tebboune puisque ce dialogue n’a pas pu avoir lieu à Alger », affirme Nasser Bourita dans une déclaration à l’agence de presse française (AFP).

L’annonce est très surprenante, d’autant qu’à la veille de sommet, le même Nasser Bourita a fait son show au centre international des conférences (CIC) en quittant la réunion des ministres des affaires étrangères, mettant en avant surtout un prétendu « manque de respect des règles protocolaires » de la part du chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra.

Quelle est la signification de cette initiative marocaine ? S’agit-il d’une volonté de responsabiliser une nouvelle fois l’Algérie quant à l’état de dégradation des relations entre les deux pays ? Le roi du Maroc veut-il faire porter le chapeau à l’Algérie quant à la persistance de cette crise diplomatique ?

Tout porte à le croire en tous cas, d’autant que le chef de la diplomatie marocaine n’a pas cessé d’insinuer, dans ces déclarations à la presse étrangère depuis son arrivée à Alger, que « l’Algérie est le seul responsable de cette situation en armant des parties (allusion faite aux sahraouis Ndlr ) pour attaquer un pays voisin ».

Cette initiative n’a pas reçu, pour l’instant, une réponse de la part du président Tebboune. Mais une déclaration faîte, mardi à la chaîne Al Arabiya, par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra peut être comprise comme une réaction par anticipation. « C’est aux historiens de dire s’il y a eu une occasion perdue au Maghreb et au monde arabe, en raison de l’absence à ce sommet de certains dirigeants arabes, dont le roi Mohamed VI ».

Et d’ajouter : « En ce qui concerne le Maroc, vous avez constaté qu’un envoyé spécial du président de la République s’est déplacé à Rabat et a transmis la lettre d’invitation ». « Le Maroc a participé au niveau des ambassadeurs et des ministres des Affaires étrangères. D’après ce qui a été annoncé, nous pensions que le roi Mohamed VI allait participer personnellement à ce sommet et nous avions été informés lundi matin que ce ne sera pas le cas », explique-t-il.

Ramtane Lamamra affirme encore que si les historiens concluent au ratage de cette occasion, « il faut dire qui assurerait un tel échec ». Une manière pour le ministère de désigner directement le responsable qui est le roi du Maroc !

Pour rappel, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en aout 2021, dénonçant une série d’actes hostiles.

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