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Azday adelsan n Weqqas, une autre association «menacée de disparition»

Encore une association menacée de disparition par voie de justice. Cette fois-ci, c’est à Bejaia qu’Azday Adelsan n weqqas (Collectif culturel d’Aoukas), est confrontée à un procès programmé dans deux jours, soit le mardi 11 octobre, qui risque de remettre en cause son existence.
© DR | Café littéraire d’Aoukas du 30 novembre 2019, avec l’écrivaine Nadia Belkacemi

La plainte «déposée par le délégué sécuritaire» de wilaya de Bejaia, contre l’association qui s’apprêtait à reprendre ses activités à l’occasion de la rentrée, est justifiée, indique-t-elle dans un communiqué, par le fait que «(ses) membres se cachent derrière l’association pour la propagation du christianisme en distribuant des CD, des imprimés et dépliants dans les communes d’Aokas et de Tizi n’ Berbar».

«C’est en effet en date du 26 Septembre 2022 qu’un huissier de justice s’est présenté au Centre culturel Rahmani Slimane d’Aokas pour remettre la notification de dépôt de plainte contre Azday et l’informer par la même de la date de son procès, programmé pour le 11 octobre 2022», précise l’association qui s’estime «désormais menacée de disparition».

Une accusation « loin d’être motivée »

S’agissant des motifs invoqués dans la plainte, Azday Adelsan n Weqqas, les récuse en bloc. «Azday n’a jamais publié quoi que ce soit en contradiction avec les objectifs qui lui sont assignés et n’a jamais, depuis sa création, encouragé ou soutenu aucun travail en relation avec la religion de quelque tendance que ce soit», affirme-t-elle.

C’est pourquoi, ce dépôt de plainte «n’est pas justifié et l’accusation contre ses membres est loin d’être motivée», ajoute l’association, assurant qu’«une simple enquête démontrera sa fausseté».

Quoi qu’il en soit, Le Collectif culturel d’Aoukas prépare sa défense devant la justice. Un groupe d’avocats est déjà constitué. Il plaidera que «depuis sa création, Azday Adelsan n Weqqas n’a fait qu’inculquer dans l’esprit de ses adhérents et de la société en général, cette envie de retourner dans le passé, la recherche et l’enseignement de Tamazight, théâtre, chorale chant, dessin et peinture».

Défense 

Aujourd’hui encore et jusqu’avant la Covid 19 et après, «elle encourage à la lecture en organisant des tables rondes, des débats dans le cadre de son Café Littéraire en invitant des artistes, des poètes et des écrivains qui sont autorisés par l’Etat a publier et à vendre leurs œuvres», se défend-t-elle.

Enfin, tout en affirmant être «très attentive au respect de la loi», l’association insiste sur le fait que «ces intimidations, ne  détacheront pas (ses) membres de leur amour à la culture, (de) Massinissa, à Jugurtha, à Dihya, à Tinhinane, à Fadhma n Soumer, (…) à El Anka, à Slimane Azem, à Berkouk Azedine, à Madjid Adrar à Matoub.. Etc».

Les cas RAJ et SDH

Le cas du Collectif culturel d’Aoukas, n’est le premier. Au lendemain du Hirak, plusieurs associations se sont retrouvées confrontées à des plaintes de l’administration, dans ce qui s’apparente à une campagne menée contre les libertés. Certaines ont été dissoutes, alors que d’autres ont vu leurs activités gelées par voie de justice.

Il y a une année, le 13 octobre 2021, l’association RAJ (Rassemblement action jeunesse), a été dissoute par décision du tribunal administratif de Bir Mourad Rais (Alger), après 28 ans d’existence.

Tout récemment encore, le 1er septembre 2022, c’est à l’association Santé Sidi El Houari d’Oran, de subir presque le même sort. Son siège a été fermé et mis sous scellés, sur décision du wali d’Oran, en attendant que la justice tranche définitivement dans l’affaire opposant les deux parties.

 

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