Réagissant à ces arrestations, le parti « condamne avec la plus grande fermeté » cette répression. « Ce comportement est une indication sérieuse des tendances répressives du régime en place qui cherche à perpétuer la dictature et à faire taire toute voix libre qui refuse d’obéir à ses politiques injustes », lit-on dans un communiqué du RCD.
Et d’ajouter : «Nous affirmons que le 20 août fait partie de la mémoire du peuple algérien, un événement qui incarne les plus hautes significations de la lutte et de la résistance contre le colonialisme. Mais, au lieu de profiter de cet anniversaire pour unir les rangs et honorer les sacrifices des martyrs, le pouvoir a choisi d’en faire une nouvelle occasion pour montrer son pouvoir et réprimer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ».
Le RCD, précise que le même document, réaffirme son attachement aux principes de liberté et de démocratie et appelle toutes les forces nationales à l’unité face à ces pratiques répressives qui menacent l’avenir de l’Algérie et nous ramènent au temps de la tyrannie. « Nous exigeons la libération immédiate du président du parti, M. Atman Mazouz, et de la délégation qui l’accompagne, ainsi que de tous les citoyens arrêtés sur les lieux. Il faut mettre fin à ces comportements arbitraires et répressifs », lance le RCD.
En plus des cadres du RCD, des dizaines de militants politiques, dont l’ancien député et ex-membre du présidium du FFS, Ali Laskri, ont été également interpellés.