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Développement du lean startup en Algérie: les recommandations de l’université de Tamanrasset

En moins d’une semaine, quatre manifestations scientifiques impliquant chercheurs et experts universitaires de plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays ont été organisées à l’université de Tamanrasset en faveur du développement de la relation entrepreneuriat-étudiant.
© INTERLIGNES | Colloque national sue la démographie des PME à l'université de Tamanrasset

Vraisemblablement, l’université Hadj Moussa Ag Akhamouk se propose de fournir un modèle pratique en matière d’incubation de projets innovants et de startups génératrices de progrès et de richesses. Intervenant à l’issue du colloque nationale sur la démographie des PME en Algérie qui, faut-il le rappeler, s’est tenu les 26 et 27 novembre courant, le recteur de l’université de Tamanrasset, Abdelghani Choucha, s’est engagé à soumettre les recommandations des spécialistes aux autorités compétentes pour accélérer la mutation vers une véritable université-entreprise.

Un projet, explique-t-il, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle feuille de route ministérielle, mais surtout dans la perspective de mettre en œuvre la politique visant la valorisation des travaux et projets entrepris par les étudiants en fin de cycle de formation à travers les mécanismes « un diplôme, une startup » ou « un diplôme, un brevet ». Pour M Choucha cette démarche constitue un réel atout pour booster l’économie locale et nationale. Il a été ainsi préconisé de favoriser certaines formations à visées entrepreneuriales avec davantage d’enseignements inculquant les outils, les compétences et les connaissances nécessaires à la création d’une startup.

Les axes relatifs aux techniques d’élaboration d’un business model et d’un business plan ont été ainsi mis en avant lors des différents ateliers de formation consacrés aux thématiques de lean startup et PME où l’on a invité les étudiants de cette université du Grand Sud à mieux comprendre les aspects juridiques du développement de startup, de propriété intellectuelle et du financement de projets innovants. Pour faire aboutir cette démarche, on a recommandé de créer des bases d’analyses stratégiques, à même d’investir le terrain pour s’approprier le réseau local.

« L’université de Tamanrasset ne lésine pas sur les moyens d’accompagnement ciblant particulièrement les étudiant en fin de cycle de formation afin de les sensibiliser de s’orienter vers le choix de mémoires ou de thèse ayant un lien avec l’innovation en vue de l’obtention du label du projet innovant ou encore celui d’une startup » indique le recteur de l’université.

Pour l’équipe de recherches entrepreneuriales affiliées au laboratoire «défis de l’investissement et du développement durable dans les zones frontalières » de la faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion de la même université, l’urgence est de mettre en place un observatoire devant se charger de la mobilité des PME et des stratups, à même de fournir des statistiques fiables et précises concernant les causes d’échec des stratégies et réformes déjà entreprises par ce secteur.

Aussi, il a été recommandé d’étudier les opportunités d’investissement aux niveaux local, régional et sectoriel et de réaliser des études de faisabilité réelles pour créer des institutions économiques efficaces. Il a également été préconisé d’activer l’aspect d’une meilleure orientation des organismes d’appui et de soutiens financiers destinés à la concrétisation des projets innovants et aux PME.

Dans ce sillage, le directeur dudit laboratoire, Dr Sayfeddine Telli insiste sur la nécessité d’orienter la recherche vers l’étude des aspects fiscaux et des paradis fiscaux dans la démographie des PME, compte tenu du rôle on ne peut plus primordiale qu’ils jouent dans la localisation et la répartition des micros, petites et moyennes entreprises.

Pour le directeur de la maison d’entrepreneuriat de l’université de Tamanrasset, Abdelbasset Azzaoui, l’avenir d’une économie prospère passe désormais par la promotion de l’innovation et l’attention qu’on devrait accorder aux pépinières d’entreprises en tant qu’outil efficace de soutien au développement du pays.

D’où la nécessité, précise-t-il, de favoriser l’émergence du principe d’incubateur permettant le développement d’idées innovantes, l’entrepreneuriat, l’autonomie et l’initiative individuelle. Pour ce qui est du volet financier, Dr Ahmed Bellali, spécialiste en management à l’université de Tamanrasset, estime qu’il faut réformer le système bancaire actuel afin de répondre réellement aux besoins du marché, notamment par le fonctionnement flexible et la décentralisation de décisions portant l’ouverture aux crédits à la consommation en mesure de soutenir la création des PME pérennes.

De son côté, Dr Mohammed Maatellah, spécialiste en économétrie estime que la nouvelle vision économique doit accorder davantage d’attention à la préparation d’un véritable progrès régional à travers la réalisation de projets d’infrastructures permettant d’atténuer les disparités de développement en Algérie. A ce propos, il a proposé le développement rural intégré comme solution alternative aux problèmes de disparité constatée entre les zones rurales et urbaines.

A son tour, Dr Djilali Nouni, enseignant à l’université de la formation continue, s’est focalisé sur la nécessité d’activer les principes et les règles de la Charte de « Bonne Gouvernance » pour les PME, à même de renforcer la sensibilisation et la prise de conscience des avantages d’une gouvernance basée sur la transparence et la rigueur dans la gestion, le management et le contrôle des entreprises

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