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Direct | Ouverture du procès de Kaimra Nait Sid, Slimane Bouhafs et Bouaziz Ait Chebib

Le procès des militants du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) classé par les autorités comme « organisation terroriste » s’ouvre aujourd’hui 15 décembre au tribunal de Dar El Beida à Alger. Slimane Bouhafs, Kamira Nait Sid sont présents dans la salle.

bouzid Posted on 15 décembre 2022 at 12:19 pm and updated at 4:34

SUIVEZ LE LIVE DE L’ÉVÉNEMENT


Bouzid ICHALALENE décembre 16, 2022 12:00

04H15 le président revient pour délibérer.

Verdicr :

Bouaziz Ait Chebib : condamné à 03 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.

 

Kamira Nait Sid : Condamnée à 05 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amandes

 

Slimane Bouhafs : condamné à 03 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.

 

Ferhat Mhenni et Belabbes Brahim (Aksel ) condamnés à la prison à perpétuité.

Après la prononciation du verdict, la maman de Kamira Nait Sid hyrle et crie l’innocence de sa fille. « C’est nous qui avons libéré ce pays et nous avons combattu les colonisateur pour aujourd’hui nous traiter de terroristes ». « Nous avons liberé cette Algérie pour qu’on soit traités de terroristes ».  Consternée.

Fin du direct.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

22 H 10, l’audience reprend.

Après lecture des enquêtes sociales par le président, le procureur prend la parole.

Le procureur requiert 12 ans de prison et 500 milles dinars d’amende à l’encontre de Bouaziz Ait Chebib, Slimane Bouhafs et Kamira Nait Sid, et la perpétuité à lencontre de Ferhat M’henni et Brahim Belabbaci (AKsel).

 

Débur des plaidoiries par maitre Hakim Sahed qui juge le réquisitoire très sidère et défie le parquet de produire des preuves regrettant la facilité du parquet à prononcer des réquisitoires pareils sur une base politique et non pas juridique ».

« Il y a du copié collé dans la prononciation des verdicts.

Mais vous savez, les noms de ces personnes vont être inscrit sur le mur de la honte, car les générations futures vont étudier ces verdicts aux universités.

« Nous ne doutons pas de algérianité de ces personnes et je regrette que les questions du tribunal n’ont aucune relation avec le droit mais plutôt que des généralités ».

Le tribunal doit juger ces personnes à base de preuves et de faits, car l’article 87 est promulgué en totale contradiction avec la constitution, notamment les articles 33 et 34.

Aujourd’hui on poursuit une présidente d’une Organisation Non Gouvernementale qui a un statur d’observateur au sein des Nations Unis. L’avocat appuie les déclarations de Kamira Nait Sid. « Je ne sais pas comment vous lui demandez si elle appartient au mouvement du MAK alors que les textes fondateurs de son ONG interdisent clairement à tous les membres d’appartenir à quelconque organisation politique. ».

Conernant Bouaziz Ait Chezbib, il a quitté le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie à l’époque ou la police et la gendarmerie laissaient les militants manifester librement dans les espaces publics.

Je vous rappelle qu’en décembre dernier, il a bénéficié par la chambre d’accusations de l’acquittement des mêmes accusations et le code pénal interdit de poursuivre la même personne sur les mêmes faits.

Sur ce, je demande l’acquittement des accusés de toutes les poursuites qui lui ont été reprochées.

Maître Lila Hadjarab prend le relais des plaidoiries. « Nous avons entendu les mêmes quatre questions. Êtes-vous du MAK? Quelles est votre relation avec le Maroc ? Est ce que vous avez reçu des fonds de l’étranger ? Et quelle est votre relation avec Ferhat Mhenni? »

« Je vais répondre sur la question de Bouaziz Aït Chebib et Kamira Naît Sid avec le Maroc. » 

« Kamira et Slimane Bouhafs sont les premières personnes à répondre au Makhzen depuis la prison à travers un communiqué.

Concernant Kamira Naît Sid, elle est l’ennemie numéro un de ce service qui continu à réprimer les militants de la cause berbère au Maroc, alors qu’elle n’arrête pas de dénoncer ces faits à travers l’organisation qu’elle dirige.

Un ami à elle l’a dépanné avec cette somme maudite, et aujourd’hui elle doit se justifier devant le tribunal on l’accuse de vouloir déstabiliser ce pays avec 1000€! Incroyable. »

Nous n’avons pas toutes les dates des faits reprochés car la loi n’est pas rétroactive. Aucun fait ne date après le classement par le gouvernement algérien de ce mouvement comme « organisation terroriste ».

« Sur ce, nous ne volons pas que ça soit un procès de la pensée. je demande que les accusés soient acquittés ».

C’est le tour de maître Alili Yamina. « Après avoir verrouiller tous les espaces de liberté pour les partis politiques et les associations, même ceux agréés, aujourd’hui, nous avons entendu enfin les accusés s’exprimer. Nous avons entendu les accusés donner leurs versions et ils ont prouvé que c’est un procès d’opinion. 

Bouaziz Aït Chebib est jugé aujourd’hui pour la quatrième fois pour les mêmes accusations, les mêmes questions.

Concernant Slimane Bouhafs, « que fait-il ici devant vous? Nous détenons des documents qui prouvent qu’officiellement, ils est en tunisie.  En tunisie, il bénéficie du réfugié politique et nous avons tous les documents qui le prouvent. La conventions des refuges de 1951 a été paraphées par l’Algérie ». 

Pourquoi il est là et pourquoi il est poursuivi par l’article 87 bis. Tout simplement, il a été kidnappé en Tunisie d’une manière illégale. Même le HCR a déposé une plainte devant les autorités tunisiennes et ils ont envoyé un écrit officiel en juin 2021 aux autorités algériennes.

Les autorités algériennes ont répondu par dire que Slimane Bouhafs a été arrêté dans la wilaya de Tebessa ! Si on se base sur cette réponse, cela veut dire que l’Algérie a violé toutes les conventions relatives aux réfugiés car tous les pays qui ont paraphés ces textes n’ont pas le droit de présenter le réfugiés même aux frontières proches de son pays. 

Pourquoi ils ont ramené Slimane Bouhafs ? Tout simplement, ils l’ont fait car il est chrétien ! Car dans le dossier, il n’y a aucune carte de son adhésion au MAK, et Bouaziz Aït Chebib le confirme aussi. 

Cette poursuite est en totale contradiction avec la constitution algériennes et toutes les conventions internationales paraphées par les autorités algériennes. 

L’avocate rappelle au juge qu’il est important de prendre en considération son état psychologique lorsqu’il était devant la police judiciaire.

Maitre Alili Yamine remet au président une correspondance officielle avec la justice tunisienne confirmant que la présence de Slimane Bouhafs au Tribunal est illégale.

Elle remet aussi la réponse des autorités algériennes à l’ONU, dans laquelle, il est officiellement dit que l’accusé est arrêté à Tebessa.

L’avocate demande la réponse par « non » aux questions et l’acquittement des accusés.

Maitre Bouachi prend le relais. « Ne me dites pas monsieur le procureur que s’il avait subi toutes ces sévices, il doit déposer plainte. Vous devez directement ouvrir une enquête car la loi le stipule alors qu’il y a torture ».

« Les institution de l’Etat qui ont commis ces faits et ont falsifié un procès verbal qu’ils ont envoyé au monde entier, alors qu’il était en Tunisie doivent avoir honte, car nous sommes entrain d’écrire une sale histoire. Nous sommes tous ici dans cette salle entrain de réaliser une pièce de théâtre, car tout est ficelé avant d’arriver au tribunal. C’est dommage car aujourd’hui, même la qualification des faits est fait par la police judiciaire sans aucun contrôle par la justice, car c’est la politique « Khti Rassi » qui règne.

Si Slimane Bouhafs a été condamné pour certains faits par la justice, comment c’est possible qu’ils sont cités dans ce dossier. Tout ça est de votre responsabilité monsieur le président car vous avez le dernier mot, et ce n’est pas au procureur et au juge d’instruction d’en décider du sort d’un accusé ».

Bouchachi prend le dossier de la chambre d’accusation et se demande pourquoi il est jugé aujourd’hui pour les mêmes faits.

Le tribunal doit répondre par non à toutes les questions car l’affaire a été dèja jugée.

Concernant la militante de la cause berbère, Kamira Nait Sid, elle est membre de l’ONG appelée « le congrès du mondial Amazigh. Cette organisation est membre observateur des nations unis dans le conseil économique et social des nations unis ».

« Mafia Italienne »

Concernant Slimane Bouhafs, sont arrestation et son rapatriment est digne des affaires de la mafia italienne.

Cette affaire ne sert aucunement la religion de l’Islam. Cette affaire va avoir des proportions mondiales, surtout que les Etats Unis ont classé l’Algérie sous le statut de « Pays à surveiller ».

Le HCS nous a annoncé après une réunion que des organisations et des personnes sont classés en tant que terroristes et les décrets sont sortis uniquement en 2022. « comment se fait-il que ces personnes devant vont sont poursuivis par un texte qui a été publié alors qu’ils étaient en prison ? s’interroge l’avocat rappelant que la loi n’est pas rétroactive !

Toute cette histoire a été créée pour casser le mouvement populaire « Hirak », mais le sacrifice à faire est de priver ces accusés de leur liberté.

« le tribunal doit répondre par non aux questions, et prononcer l’acquittement des accusés. Ce sont ce genre de poursuites qui constituent une atteinte à l’unité nationale ».

Maitre Meziane Allik poursuit les plaidoiries et remet en question la décision de la chambre d’accusation qui a poursuivi l’accusée Kamira Nait Sid par les articles 77, 78 et 79 du code pénal, car ce dernier s’applique uniquement si les deux articles précédents ne peuvent pas s’appliquer.

L’avocat rappelle aussi car Kamira Nait Sid est une militante des droits humains et elle ne peut pas porter atteinte aux droits de l’Homme, tel qu’elle est poursuivi. Il demande que les réponses aux questions du tribunal soient pas non !

Maitre Noredine Ahmine poursuit les plaidoiries et remet en question les procédures et les procès verbaux de la police judiciaire.

Aujourd’hui lors de l’audience, toutes les questions et les débats étaient autours de l’appartenance à une organisation terroriste et le financement à savoir l’article 95 du code pénal.

Slimane Bouhafs disait et insistait et défiait le tribunal leur demandant de produire des preuves.

je rejoins les demandes de mes confrères et je demande que les réponses  aux questions soient pas non !

Maitre Hanoune Salah clôture les plaidoiries. »ce genre de procès politiques ne date pas d’aujourd’hui. Malheureusement, nous avons l’expérience dans ce genre de dossiers. Depuis une trentaine d’années, ces dossiers se répètent !

Il rappelle que les accusés n’ont à aucun moment et comme ils l’ont déclaré qu’ils n’ont jamais porté atteinte à l’unité nationale et au contraire, ils ont renforcé l’unité nationale.

Il joint sa voix à celle de ses confrères et demande l’acquittement des accusés avec la restitution des biens.

02H45 l’audience est levée pour la délibération


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

21H00 | Reprise de l’audience.

Slimane Bouhafs appelé à la barre.

« Ces accusations n’xistent pas ».

Le juge : « pouvais-vous parlez en arabe? ».
Bouhafs : « je ne peux pas, je suis traumatisé. Je sais que si je parle en arabe, je veux mal m’exprimer ».

Avez-vous reçu des fonds de France ?

Slimane : « J’ai 15 membres de ma familles qui sont immigrés en France et il est honteux pour moi et ma famille de recevoir des financement d’autres parties ».

Le juge : « Vous avez reçu des appels de la part de Ferhat M’henni, pourquoi? ».

Bouhafs : « impossible. Je ne l’ai jamais rencontré et Bouaziz Ait Chebib est le meilleur témoin ».

 

Le juge: « Vous avez fait une demande de refuge à l’ambassade des Etats Unis, pourquoi ? ».

Slimane : Oui. L’Imam de la mosquée de Bouandas a fait un appel dans la mosquée avec le micro de la mosquée et il a dit que le tête de Slimane Bouhafs coute 500 millions de centimes, et il n’a jamais été inquiété par les services de sécurité ». « Qued c’est moi qui me rend au commissariat, ils me disent que tu es fou, et quand c’est d’autres personnes qui vont déposé plainte, ils me convoquent ».

Slimane revient sur son arrestation : « Des gens sont venus m’arrêter chez moi en Tunisie alors que j’étais entrain de prendre une douche, et ils m’ont embarqué avec des méthodes de Daech ».

Le juge : « ils sont tunisiens ou algériens? ». « Je ne sais pas ». «  »Ils m’ont emmené dans la fprêt et ils ont pissé sur moi, puis ils ont menacé ma fille. Quand je suis arrivé à Antar ( CPO) ils m’ont lavé avec un bélier tellement je puais l’urine ». « Ils m’ont posé des questions sur le christianisme ainsi que mes relations avec l’attaché culturel des Etats Unis ».

Le juge insiste et relance le sur son lien avec Ferhat M’henni.

« je vous répète que je n’ai rien à voir avec lui et je ne le connais ni de prêt et ni de loin ».

 

« Je vous rappelle qu’ils m’ont emmené dernière  une Toyota et couvert par une bache en plastique. Je ne sentais que les sauts de ce véhicule car il a traversé les forêts en montagne ».

Le juge : « Vous avez déclaré avoir reçu une somme de la part d’un médecin au sein de l’armée américaine et vous étiez en lien avec des marocains qui vous ont proposé de vous armer ».

Slimane Bouhafs s’énerve et nie toutes ses accusation défiant la justice de produire la moindre preuve ».

Je vous ouvre mon Facebook Messenger et je vous défie de trouver la moindre preuve de cela ».

 

Le juge : « Vous avez envoyé des vidéos sur messengers des incendies en kabylie avec des commentaires comme quoi c’est l’armée qui a mis les feux en Kabylie ».

Slimane Bouhafs prends une boufée d »oxygène et se calme. « Monsieur le juge, Donnez moi ces preuves. J’ai envoyé 4 vidéos sur les tourisme en Algérie et la femme Kabyle pour laquelle je demande la protection ».

Le juge lui pose la question sur une présumé carte d’identité « Kabyle ». « Les gens qui m’ont pissé dessus, et qui m’ont kidnappé sont capables de tout faire ».

« Quand ils m’ont enlevé, ils m’ont battu avec des coups de pieds à la tête.Ils n’avaient même pas le droit de m’enlever du territoire Tunisien alors que j’avais le statut de réfugié. Cette personne qui m’a arrêté vise l’État et le gouvernement algérien. Ils ont essayé de me tuer. Slimane perd ses mots et respire avant de reprendre : « Ils m’ont jeté dans la forêt et m’ont couvert avec un carton. Ils m’ont dit des choses que je ne peux pas répêter ici par respect aux femmes et ils ont pissé sur moi.
Ils m’ont dit qu’ils allaient m’emmener en Lybie et m’ont cité toutes mes filles et m’ont passé un audio d’une voix de ma femme qui pleure.
Je les ai insulté pour qu’ils me tuent.

Le matin, ils m’ont jeté dans la benne d’une 4X4 avec un sachet sur ma tête. Trois groupes se sont relayé. On a roulé jusqu’au tunnel de Bouira vers 4 heures du matin. Ils avaient un coteau dirigé sur mon ventre. Ce sont des terroristes.
Quand je suis arrivé à Antar, la personne qui m’a acceuilli était correcte. J’ai passé 5 jours là-bas.

Ils m’ont auditionné et me parlaient de Kamira. Moi au départ, je pensais que c’était une caméra de télévision ou appareil photo, mais finalement ils me parlaient de Kamira Nait Sid.

Le juge interroge encore une fois sur l’arrestation.

Ils m’ont emmené à Jbel Hmar.

Juge : Vous avez déclarez que ceux qui vous ont arrêtés sont des terroristes, et puis ils vous ont remis aux autorités algériennes?

 

Slimane : « Justement. Toute l’interrogation est-là. C’est la raison pour laquelle j’ai dis que ce complôt vise l’État algérien ».

Juge : comment vous viviez en Tunisie ?

Je recevais une aide de la part de HCR égale à 500 dinars tunisiens par mois, et je travaillais comme agent de sécurité au centre commercial Galaxie en Tunisie.

 

Vous avez déclarez au juge d’instruction que vous avez publiez des vidéos accusant les autorités algérienne d’avoir allumé les feux en Kabylie, et ce à cause de votre situation sociale.

Slimane : « Oui je l’ai dis sous menace de la police judiciaire. Ils m’ont dit que sinon ils vont me renvoyer au commissariat ».

22H00 : l’audience est levée.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Début du procès de Kamira Nait Said, Slimane Bouhafs et Bouaziz Ait Chebib

Après appel des accusés, le tribunal décide de maintenir l’audience malgré l’absence de Ferhat M’henni et Brahim Belabbaci.

Bouaziz Ait Chebib appelé à la barre.

Le président demande à Bouaziz de répondre aux accusations qui lui ont été reprochées.

« Azul fellawen et salam Alikoum. J’ai déjà passé plusieurs procès avec les mêmes accusations et je rejette toutes ces accusations. Quand j’entends encore ces accusations, je me sens humilié ». « Un jour, quelqu’un m’a dit lors d’une conférence que l’arabe est une langue nationale et officielle. Qu’en penses-tu ? Je lui ai dis que cela constitue une richesse pour notre pays. Concernant l’unité nationale, l’Algérie ne pourra pas aller vers l’avant si on respecte pas les diversités du pays. Ce sont des valeurs universelles qui sont issues de notre culture et histoire, à savoir, la liberté, la cohabitation, l’amour et la paix. À partir de cette base, je ne peux pas accepté d’être poursuivis par ces accusations que je considère comme humiliation, car pendant toute ma vie j’ai milité pour moi pays, à ma manière, dans le but de construire un pays libre et démocratique avec toutes ses composantes. »

Le juge :  » c’est quoi le MAK ».

Bouaziz : « Le MAK est né en 2001 lorsque la gendarmerie a assassiné 128 jeunes algériens. Ce mouvement a été créé pour appaiser les esprits après ce drame qui a touché la région. En plus, le MAK à l’époque, le MAK a participé avec les acteurs politiques de la région pour calmer les esprits ». Le juge l’interrompt et relance :  » c’est quoi le MAK ». Bouaziz :  » C’est un mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie. Il faut savoir que depuis l’indépendance il y avait un bras de fer entre la région de la kabylie et le gouvernement et pas avec les autres régions du pays ou bien contre l’Algérie ». « Nous avons proposé qu’il y ait une gestion de la région hors les secteurs régaliens ». « Nous n’avons pas inventé ce concept et il a été même appliqué en Algérie. Dans l’histoire du pays et lors du congrés de la Soummam, le pays a été divisé en plusieurs wilayas avec une gestion indépendante de chaque wilaya avec les spécifiés de la région. Et cela a contribué à chasser le colon français. On pense que cela pourra apporter son fruit dans l’Algérie actuelle et cela ne veut pas dire que le but est de diviser le pays ».

Bouaziz Ait Chebib prends son temps et insiste pour expliquer ce que veut dire l’autonomie. On ne peut pas gérer une région du désert comme on va gérer les régions du montagnes ou du littoral ». L’accusé insiste et précise que ce modèle de gestion ne touche pas aux secteurs de la souveraineté nationale.

Je ne comprends pas pourquoi quand d’autres personnes évoquent le décentralisation, ce n’est pas considéré comme atteinte à l’unité nationale, mais quand c’est en Kabylie, c’est considéré ainsi ».

Le président demande à Bouaziz « pourquoi le gouvernement provisoire de Kabylie a été installé ».

Bouaziz : « Quand Ferhat Mhenni a créé le GPK ( Gouvernement provisoire de Kabylie), il y a eu une division à l’intérieur et Ferhat n’était plus le président du MAK, mais c’était Mohand Arab Tayeb qui a pris le relais ».

C’est à partir de 2013 que Ferhat Mhenni commençait à penchait vers l’autodétermination de la Kabylie. Ces faits ont conduit à une crise interne dans le MAK et il y avait deux courants. Celui de Ferhat qui voulait l’indépendance et l’autre courant que je représentais qui s’est opposait à cette idée ».

Le juge demande à Ait Chebib quelles sont les wilayas qui vont constituer cette région, et l’accusé dit que c’est exactement les régions de la wilaya III telle que dessinée lors du congrès de la Soummam » et précise que « cela n’est juste une question de gestion administrative ».

Le juge demande à l’accusé si cela voudrais dire que les citoyens en dehors de cette région ne pouvait rien faire dans la région ? Étonné, Ait Chebib demande au juge pourquoi et lui explique que la région reste une partie indivisible de l’Algérie et rappelle que cela n’est que administratifs et gérer la région en  respectant ses spécifiés, ses coutumes et traditions.

Le juge :  » vous étiez le relais de Ferhat Mhenni pour distribuer les carte d’identité Kabyles aux militants. Comment expliquez-vous cela ? ».

Bouaziz : « Non. Il y a une erreur dans la transcription de l’audition. Je corrige. Ferhat Mhenni me demandait parfois de lui donner des numéros de téléphones de militants et je n’ai jamais remis une carte à quelqu’un. La preuve, quand il y a eu perquisition chez moi, ils n’ont trouvé aucune carte chez moi.

Le juge le relance et l’accusé explique qu’il avait signalé au juge d’instruction qu’il n’avait pas déclaré cela.Je défie quiconque de ramener une preuve sur cela.

Le juge : Avez-vous reçu des financements depuis l’étranger ? Bouazi nie et explique que même les gendarmes quand ils ont vu les conditions de ma vie, ont compris que je n’avais pas moyens et je n’ai jamais reçu de fonds. J’ai uncompte CCP ( Poste Ndlr ) qui ne fonctionne pas, et j’ai un compte en devise que j’avais même oublié. j’ai déposé 60€ depuis son ouverture.

Le juge : « avez-vous organisez des marches pour le MAK ?

Oui bien sûr, mais à l’époque le mouvement était pour l’autonomie de la Kabylie et il n’était pas classé comme organisation terroriste. En plus de cela, les services de sécurité étaient toujours informés et ça nous arrive de prendre des cafés ensemble. Pour anecdote, une fois, un officier de police m’avait invité pour un café et je lui ai dit que ce jour-là, notre gouvernement nous a payé un café.

Maitre Saheb intervient et attire l’attention du juge que les procès verbeux de la police judiciaire sont orientés.

 

Bouaziz attire cette thèse et se demande pourquoi ils n’ont jamais ecris qu’il a été pour la commémoration du congrès de la soummam, et jamais ils ont mis dans les dossiers ses photos durant les marches du Hirak.

Le juge : « quelles sont vos relations avec Kamira Nait Sid et Slimane Bouhafs ». Bouaziz Réponds qu’il « n y a pas de relations spéciales entres eux et ce sont des militants qu’il a déja croisé lors de marches ou commémorations.

Le juge : « quelles sont vos relations avec le Maroc :  » Je n’ai aucune relation. La meilleure preuves, c’est notre dénonciation des atteintes aux droits humains notamment l’emprisonnement des militants comme Zefzafi. »

Le juge appelle Nait Sid Kamira à la barre.

Je nie toutes ces accusations. J’ai été menacée par les terroristes et aujourd’hui, je suis poursuivie pour terrorisme.

La seule organisation à laquelle j’appartiens est le Congrés Mondial Amazigh, qui ont une ONG qui défend les droits des Amazighs dans le monde. Cette organisation n’a pas été classée par les autorités comme organisation terroriste. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’ONU, se basant sur les conventions paraphées par l’Algérie.

Notre mission est de rappeler aux pays leurs devoir quand ils violent les conventions qu’ils ont paraphé.

Le Juge : « quels sont les droits que vous défendez? ». Kamira : « ils sont culturels, patrimoine, la langue …etc ». Je vous donne une xemple : « La langue amazighe est officielle mais son enseignement n’est pas obligatoire. Est ce que cela est normal alors que celle langue est officielle et nationale ? ».
Notre droit dans ca-e cas et de rappeler à l’Algérie d’appliquer la constitution.

Le juge : quelle est votre relation avec le Maroc? ». Kamira :  » pour vous répondre honnêtement, le Makhzen ne nous aime pas car ils font la spoliation des terres amazighes et ils violent les droits des Amazighs que je défends. Comment vouslez-vous qu’ils m’aiment ?

 

Le juge : Quelle est votre relation avec le MAK? Kamira :  » ce sont des gens que j’avais connu à l’université de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou, et dans les mouvement politiques et associatifs. Nous avons combattu le terrorisme extrémiste ensemble.

J’ai assisté à l’enterrement de la militante Nabila Djahnine qui a été assassinée par les terroristes que j’avais combattu, et aujourd’hui, je me retrouve accusée de terrorisme. Même la viande je ne la mange pas, je suis végétarienne. Je n’accepte même pas faire du mal à un animal. Je ne sais pas comment une personne qui est formée par l’ONU pour la médiation et résolution des conflits d’une manière pacifique se retrouve accusée de terrorisme ».

 

Kamira Nait Sid fonf en larmes car sa soeur qui était juge a été aussi assassinée par les terroristes pendant la décennie noire.

Le juge : « Ferhat Mhenni est membre fondateur du CMA ». Kamira : « Non jamais. Il était parmi les gens qui ont assisté l’une des premières rencontres en 1994 à l’occasion du festival du cinéma Maghrébin en France ». À l’époque, il était chanteur connu en Kabylie et membre fondateur du RCD, et il assistait à la majorité des événement car il était une personnalité.

Le juge  » comment cette organisation est financée ? ». Ce sont les cotisations ».

Le juge :  » vous avez reçu une somme de 300€ une fois et 700€ une deuxième fois. Avec hummour, elle interpelle le juge et lui demande : Est ce que vous avez dèja passé une fin du mois serré?

Kamira : « J’ai demandé à des amis de me dépanner pendant le Covid 19 car je ne travaillais pas. Vous voulez que j’aille voler et aller en prison ? Bref, finalement c’est la même chose, car je n’ai pas volé et je suis en prison. »

Lors des auditions, la police judiciaire m’avait dit que la langue Kabyle constitue un danger pour le pays.

 

19H50 : l’audience est levée et reprendra dans 40 minutes annonce je juge.

 


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Trois ans de prison ferme

 

Yougourthen Ben Adjaoud acquitté de l’accusation du terrorisme, et condamné à trois ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

L’audience reprends et le président pose une question subsidiaire : Est ce que l’accusé a commis les faits constitutifs de l’intégrité au territoire nationale conformément à l’article 79 du code pénal.

Le parquet a maintenu le même réquisitoire et la défense a plaidé la relaxe en démontrant inanité des faits reprochés à accusé.

L’audience est encore levée la délibération dans un moment.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Les plaidoiries commencent et c’est maitre Lila Hadjarab qui commence.

« Toute cette histoire tourne autours de la relation familiale entre Ferhat M’henni et Yougourthen Ben Adjaoud, et ici, on lui demande pourquoi ils ne coupent pas la relation avec son oncle » s’étonne l’avocate. « Je veux juste corriger une chose qui se dit depuis tout à l’heure : l’autonomie n’est pas la gouvernance locale comme l’expliquent certains, mais plutôt, la gestion des affaires locales ». en se base sur des généralités et sans aucune commission rogatoire.

Comment demander à l’accusé pourquoi il s’est pris en photo alors qu’il n’a même pas quitté le territoire national ? Les enquêteurs ne pouvaient pas faire le travail et aller voir chez la Police Aux Frontières (PAF), si cet individu a quitté le territoire national ou pas ? ».

L’avocate rappelle que ces procès sont des procès d’opinion car personne ne peut porter atteinte à l’unité nationale et à la sécurité de l’Etat avec quelques centaines d’Euros, mais plutôt, il faut que les décideurs dans ce pays se posent les bonnes questions et chercher à comprendre pourquoi ces jeunes vont vers ces mouvements, car c’est tout simplement, l’échec de la politique de l’État.

« Yougourthen menacé par les enquêteurs »

L’avocat Sofiane Ouali reprends le relais après quelques autres avocats et plaide l’innocence de son client. « Je ne sais pas pourquoi on peut accuser cet homme de porter atteinte à l’unité nationale alors qu’il vient de déclarer devant vous, qu’il ne va pas révéler ce que lui a dit l’un des enquêteurs lors de son arrestation afin de préserver l’unité nationale ». Mais il est devant mon devoir de tout révéler en tant qu’avocat. « Cet enquêteur lui a demander de citer certains noms avant qu’ils revient dans la salle sous menace de le …. ».
Après maitre Ouali, Maitre Noreddine Ahmine remet en cause les prérogatives du Haut Conseil de Sécurité qui a classé le MAK et Rachad comme organisations terroristes, surtout que le MAK a un encrage Physique qui est la Kabylie. Cela engendra une campagne contre la région ».

Le président de la cour donne le dernier mot à l’accusé.

Yougourthen Ben Adjaoud : « Je demande d’être acquitté car je suis un artiste est pas un terroriste ».

l’audience est levée et la délibération dans une heure.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Le procureur requiert 10 ans de prison ferme

Le procureur requiert 10 ans de prison ferme et 500 milles dinars à l’encontre de Ben Adjaoud Yougourthen, et la peine maximale à l’encontre de Ferhat M’henni et Brahim Belabbes connu sous le nom de Aksel.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Le procureur prends la parole et pose une question : « est ce que vous savez que cette organisation vise à diviser le pays ? ». Yougourthen : « Non, quand j’étais proche de cette organisation, non. Maintenant j’ai 40 ans et j’ai pris conscience' ».

Le procureur : Vous avez pris conscience uniquement après 40 ans ? ».

À ce moment là, le juge intervient et recadre le procureur lui demandant « ne lui pose pas de question qui l’importunent, car c’est une affaire très sensible ».


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

L’accusé Ben Adjoud Yougourthen est appelé à la bare.  » Monsieur le président. Je nie toutes ces accusation notamment celles en lien avec le terrorisme. urant toute ma vie j’ai appelé à l’amour. La meilleure preuve est le livre que j’avais publie.

Concernant le MAK, quand j’avais adhéré, cette organisation n’a pas été classée en tant qu’organisation terroriste.

Pendant la période ou j’étais membre, le président voyageait librement ».
Le président : « quels sont les postes que vous avez occupé ».  » je n’avais jamais occupé officiellement un poste au MAK. J’ai juste activé dans la section d’Akbou ».

Le juge : « que signifie le MAK pour vous? ».

« Pour moi, le MAK est un mouvement pour l’autonomie de la kabylie, et moi même, j’aurais aimé avoir des États fédéraux ».

Le juge : « avez-vous signé un document comme quoi vous avez reçu la somme de deux millions de dinars ? ».

« Non, je n’ai jamais reçu cet argent ». Le juge : pourtant c’est mentionné dans le procès verbal de l’audition ».

Yougourthen : « Je ne veux pas dire certaines vérités pour ne pas justement porter atteinte à l’unité nationale car un des enquêteurs m’a dit des choses que je ne peux pas répéter ici ».

Le juge : « êtes-vous encore militant du MAK? ». Yougourthen : « Je ne suis plus militant du MAK et j’ai changé complétement d’idéologie et je je me reconnais en tant qu’algérien ». Je ne suis plus militant depuis 2018″.

Le juge : « En 2021 vous a contacté pour se rendre chez lui dans le village Iloula Oumalou, afin d’organiser une réunion des militants du MAK pour instaurer la coordination de Tizi Ouzou ». L’accusé répond : « Non. J’ai juste étais dans son village pour remettre les clés de sa maison à une autre personne car depuis la mort de sa maman Na Ouiza, c’est nous qui avons gardé les clés de sa maison ».

« Et pour le transfert d’argent dont vous parlez, je vous signale que c’était dans un cadre familial pour aider ma famille car Ferhat est mon oncle ».

Le juge : « Vous avez déclaré au juge d’instruction que vous vous êtes rendus au Maroc pour le Congrès Mondial Amazigh (CMA). Pourquoi ? ». Yougourthen : « Je suis allé en Tunisie avant le Maroc » et poursuit : « Je suis allé en tant qu’artiste ».
Et concernant son travail, Yougourthen raconte au juge qu’il a beaucoup de problèmes au travail car il est le neveu de Ferhat M’henni. « J’ai travaillé dans un hôtel et le propriétaire m’a informé qu’il ne pouvait pas me garder car il a reçu des pressions sans pour autant me donner plus de détails ».

Le juge montre une photo à l’accusé avec Ferhat M’henni prise en 2021 et Yougourthen est choqué : « Un sourir sur le visage, il demande au juge comment est-il possible d’apparaitre sur une photo à Genève alors qu’il n’a pas quitté le territoire national depuis 2019 ».


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Les trois accusés Slimane Bouhafs, Kamira Nait Sid et Bouaziz Ait Chebib quittent la salle sous ordre du président.

L’audience commence avec le dossier de Ben Adjoud Yougourthen qui est poursuivi par l’artcle 87 bis dont plusieurs alinéa sont cités notamment 1 et 4.

Les faits qui lui sont reprchés sont financement d’une « organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste qui vise à porter atteinte à la sécurité et l’unité nationale.


Le procès de la quo-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA), Kamira Nait Sid et du militant Slimane Bouhafs ainsi que Bouaziz Ait Chebib se déroulera aujourd’hui 15 décembre au tribunal criminel de Dar El Beida. Ce dossier dont sont notamment cités Ferhat Mhenni et Brahim Belabbes connu sous le surnom Akcel, sont poursuivis pour  « appartenance à une organisation terroriste », « financement d’une organisation terroriste par des puissances étrangères » et « atteinte à l’unité nationale ».

Un deuxième dossier dans lequel est poursuivi Ben Adjaoud Yougourthen, poursuivi aussi par l’article 87 bis passera aujoiurd’hui devant le tribunal. Une vingtaines d’avocats ont fait le déplacement pour assurer la défense des accuses.

LES FAITS


Le procès de la quo-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA), Kamira Nait Sid et du militant Slimane Bouhafs ainsi que Bouaziz Ait Chebib se déroulera aujourd’hui 15 décembre au tribunal criminel de Dar El Beida. Ce dossier dont sont notamment cités Ferhat Mhenni et Brahim Belabbes connu sous le surnom Akcel, sont poursuivis pour  « appartenance à une organisation terroriste », « financement d’une organisation terroriste par des puissances étrangères » et « atteinte à l’unité nationale ».

Un deuxième dossier dans lequel est poursuivi Ben Adjaoud Yougourthen, poursuivi aussi par l’article 87 bis passera aujoiurd’hui devant le tribunal. Une vingtaines d’avocats ont fait le déplacement pour assurer la défense des accuses.

SUIVEZ LE LIVE DE L’ÉVÉNEMENT


Bouzid ICHALALENE décembre 16, 2022 12:00

04H15 le président revient pour délibérer.

Verdicr :

Bouaziz Ait Chebib : condamné à 03 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.

 

Kamira Nait Sid : Condamnée à 05 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amandes

 

Slimane Bouhafs : condamné à 03 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.

 

Ferhat Mhenni et Belabbes Brahim (Aksel ) condamnés à la prison à perpétuité.

Après la prononciation du verdict, la maman de Kamira Nait Sid hyrle et crie l’innocence de sa fille. « C’est nous qui avons libéré ce pays et nous avons combattu les colonisateur pour aujourd’hui nous traiter de terroristes ». « Nous avons liberé cette Algérie pour qu’on soit traités de terroristes ».  Consternée.

Fin du direct.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

22 H 10, l’audience reprend.

Après lecture des enquêtes sociales par le président, le procureur prend la parole.

Le procureur requiert 12 ans de prison et 500 milles dinars d’amende à l’encontre de Bouaziz Ait Chebib, Slimane Bouhafs et Kamira Nait Sid, et la perpétuité à lencontre de Ferhat M’henni et Brahim Belabbaci (AKsel).

 

Débur des plaidoiries par maitre Hakim Sahed qui juge le réquisitoire très sidère et défie le parquet de produire des preuves regrettant la facilité du parquet à prononcer des réquisitoires pareils sur une base politique et non pas juridique ».

« Il y a du copié collé dans la prononciation des verdicts.

Mais vous savez, les noms de ces personnes vont être inscrit sur le mur de la honte, car les générations futures vont étudier ces verdicts aux universités.

« Nous ne doutons pas de algérianité de ces personnes et je regrette que les questions du tribunal n’ont aucune relation avec le droit mais plutôt que des généralités ».

Le tribunal doit juger ces personnes à base de preuves et de faits, car l’article 87 est promulgué en totale contradiction avec la constitution, notamment les articles 33 et 34.

Aujourd’hui on poursuit une présidente d’une Organisation Non Gouvernementale qui a un statur d’observateur au sein des Nations Unis. L’avocat appuie les déclarations de Kamira Nait Sid. « Je ne sais pas comment vous lui demandez si elle appartient au mouvement du MAK alors que les textes fondateurs de son ONG interdisent clairement à tous les membres d’appartenir à quelconque organisation politique. ».

Conernant Bouaziz Ait Chezbib, il a quitté le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie à l’époque ou la police et la gendarmerie laissaient les militants manifester librement dans les espaces publics.

Je vous rappelle qu’en décembre dernier, il a bénéficié par la chambre d’accusations de l’acquittement des mêmes accusations et le code pénal interdit de poursuivre la même personne sur les mêmes faits.

Sur ce, je demande l’acquittement des accusés de toutes les poursuites qui lui ont été reprochées.

Maître Lila Hadjarab prend le relais des plaidoiries. « Nous avons entendu les mêmes quatre questions. Êtes-vous du MAK? Quelles est votre relation avec le Maroc ? Est ce que vous avez reçu des fonds de l’étranger ? Et quelle est votre relation avec Ferhat Mhenni? »

« Je vais répondre sur la question de Bouaziz Aït Chebib et Kamira Naît Sid avec le Maroc. » 

« Kamira et Slimane Bouhafs sont les premières personnes à répondre au Makhzen depuis la prison à travers un communiqué.

Concernant Kamira Naît Sid, elle est l’ennemie numéro un de ce service qui continu à réprimer les militants de la cause berbère au Maroc, alors qu’elle n’arrête pas de dénoncer ces faits à travers l’organisation qu’elle dirige.

Un ami à elle l’a dépanné avec cette somme maudite, et aujourd’hui elle doit se justifier devant le tribunal on l’accuse de vouloir déstabiliser ce pays avec 1000€! Incroyable. »

Nous n’avons pas toutes les dates des faits reprochés car la loi n’est pas rétroactive. Aucun fait ne date après le classement par le gouvernement algérien de ce mouvement comme « organisation terroriste ».

« Sur ce, nous ne volons pas que ça soit un procès de la pensée. je demande que les accusés soient acquittés ».

C’est le tour de maître Alili Yamina. « Après avoir verrouiller tous les espaces de liberté pour les partis politiques et les associations, même ceux agréés, aujourd’hui, nous avons entendu enfin les accusés s’exprimer. Nous avons entendu les accusés donner leurs versions et ils ont prouvé que c’est un procès d’opinion. 

Bouaziz Aït Chebib est jugé aujourd’hui pour la quatrième fois pour les mêmes accusations, les mêmes questions.

Concernant Slimane Bouhafs, « que fait-il ici devant vous? Nous détenons des documents qui prouvent qu’officiellement, ils est en tunisie.  En tunisie, il bénéficie du réfugié politique et nous avons tous les documents qui le prouvent. La conventions des refuges de 1951 a été paraphées par l’Algérie ». 

Pourquoi il est là et pourquoi il est poursuivi par l’article 87 bis. Tout simplement, il a été kidnappé en Tunisie d’une manière illégale. Même le HCR a déposé une plainte devant les autorités tunisiennes et ils ont envoyé un écrit officiel en juin 2021 aux autorités algériennes.

Les autorités algériennes ont répondu par dire que Slimane Bouhafs a été arrêté dans la wilaya de Tebessa ! Si on se base sur cette réponse, cela veut dire que l’Algérie a violé toutes les conventions relatives aux réfugiés car tous les pays qui ont paraphés ces textes n’ont pas le droit de présenter le réfugiés même aux frontières proches de son pays. 

Pourquoi ils ont ramené Slimane Bouhafs ? Tout simplement, ils l’ont fait car il est chrétien ! Car dans le dossier, il n’y a aucune carte de son adhésion au MAK, et Bouaziz Aït Chebib le confirme aussi. 

Cette poursuite est en totale contradiction avec la constitution algériennes et toutes les conventions internationales paraphées par les autorités algériennes. 

L’avocate rappelle au juge qu’il est important de prendre en considération son état psychologique lorsqu’il était devant la police judiciaire.

Maitre Alili Yamine remet au président une correspondance officielle avec la justice tunisienne confirmant que la présence de Slimane Bouhafs au Tribunal est illégale.

Elle remet aussi la réponse des autorités algériennes à l’ONU, dans laquelle, il est officiellement dit que l’accusé est arrêté à Tebessa.

L’avocate demande la réponse par « non » aux questions et l’acquittement des accusés.

Maitre Bouachi prend le relais. « Ne me dites pas monsieur le procureur que s’il avait subi toutes ces sévices, il doit déposer plainte. Vous devez directement ouvrir une enquête car la loi le stipule alors qu’il y a torture ».

« Les institution de l’Etat qui ont commis ces faits et ont falsifié un procès verbal qu’ils ont envoyé au monde entier, alors qu’il était en Tunisie doivent avoir honte, car nous sommes entrain d’écrire une sale histoire. Nous sommes tous ici dans cette salle entrain de réaliser une pièce de théâtre, car tout est ficelé avant d’arriver au tribunal. C’est dommage car aujourd’hui, même la qualification des faits est fait par la police judiciaire sans aucun contrôle par la justice, car c’est la politique « Khti Rassi » qui règne.

Si Slimane Bouhafs a été condamné pour certains faits par la justice, comment c’est possible qu’ils sont cités dans ce dossier. Tout ça est de votre responsabilité monsieur le président car vous avez le dernier mot, et ce n’est pas au procureur et au juge d’instruction d’en décider du sort d’un accusé ».

Bouchachi prend le dossier de la chambre d’accusation et se demande pourquoi il est jugé aujourd’hui pour les mêmes faits.

Le tribunal doit répondre par non à toutes les questions car l’affaire a été dèja jugée.

Concernant la militante de la cause berbère, Kamira Nait Sid, elle est membre de l’ONG appelée « le congrès du mondial Amazigh. Cette organisation est membre observateur des nations unis dans le conseil économique et social des nations unis ».

« Mafia Italienne »

Concernant Slimane Bouhafs, sont arrestation et son rapatriment est digne des affaires de la mafia italienne.

Cette affaire ne sert aucunement la religion de l’Islam. Cette affaire va avoir des proportions mondiales, surtout que les Etats Unis ont classé l’Algérie sous le statut de « Pays à surveiller ».

Le HCS nous a annoncé après une réunion que des organisations et des personnes sont classés en tant que terroristes et les décrets sont sortis uniquement en 2022. « comment se fait-il que ces personnes devant vont sont poursuivis par un texte qui a été publié alors qu’ils étaient en prison ? s’interroge l’avocat rappelant que la loi n’est pas rétroactive !

Toute cette histoire a été créée pour casser le mouvement populaire « Hirak », mais le sacrifice à faire est de priver ces accusés de leur liberté.

« le tribunal doit répondre par non aux questions, et prononcer l’acquittement des accusés. Ce sont ce genre de poursuites qui constituent une atteinte à l’unité nationale ».

Maitre Meziane Allik poursuit les plaidoiries et remet en question la décision de la chambre d’accusation qui a poursuivi l’accusée Kamira Nait Sid par les articles 77, 78 et 79 du code pénal, car ce dernier s’applique uniquement si les deux articles précédents ne peuvent pas s’appliquer.

L’avocat rappelle aussi car Kamira Nait Sid est une militante des droits humains et elle ne peut pas porter atteinte aux droits de l’Homme, tel qu’elle est poursuivi. Il demande que les réponses aux questions du tribunal soient pas non !

Maitre Noredine Ahmine poursuit les plaidoiries et remet en question les procédures et les procès verbaux de la police judiciaire.

Aujourd’hui lors de l’audience, toutes les questions et les débats étaient autours de l’appartenance à une organisation terroriste et le financement à savoir l’article 95 du code pénal.

Slimane Bouhafs disait et insistait et défiait le tribunal leur demandant de produire des preuves.

je rejoins les demandes de mes confrères et je demande que les réponses  aux questions soient pas non !

Maitre Hanoune Salah clôture les plaidoiries. »ce genre de procès politiques ne date pas d’aujourd’hui. Malheureusement, nous avons l’expérience dans ce genre de dossiers. Depuis une trentaine d’années, ces dossiers se répètent !

Il rappelle que les accusés n’ont à aucun moment et comme ils l’ont déclaré qu’ils n’ont jamais porté atteinte à l’unité nationale et au contraire, ils ont renforcé l’unité nationale.

Il joint sa voix à celle de ses confrères et demande l’acquittement des accusés avec la restitution des biens.

02H45 l’audience est levée pour la délibération


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

21H00 | Reprise de l’audience.

Slimane Bouhafs appelé à la barre.

« Ces accusations n’xistent pas ».

Le juge : « pouvais-vous parlez en arabe? ».
Bouhafs : « je ne peux pas, je suis traumatisé. Je sais que si je parle en arabe, je veux mal m’exprimer ».

Avez-vous reçu des fonds de France ?

Slimane : « J’ai 15 membres de ma familles qui sont immigrés en France et il est honteux pour moi et ma famille de recevoir des financement d’autres parties ».

Le juge : « Vous avez reçu des appels de la part de Ferhat M’henni, pourquoi? ».

Bouhafs : « impossible. Je ne l’ai jamais rencontré et Bouaziz Ait Chebib est le meilleur témoin ».

 

Le juge: « Vous avez fait une demande de refuge à l’ambassade des Etats Unis, pourquoi ? ».

Slimane : Oui. L’Imam de la mosquée de Bouandas a fait un appel dans la mosquée avec le micro de la mosquée et il a dit que le tête de Slimane Bouhafs coute 500 millions de centimes, et il n’a jamais été inquiété par les services de sécurité ». « Qued c’est moi qui me rend au commissariat, ils me disent que tu es fou, et quand c’est d’autres personnes qui vont déposé plainte, ils me convoquent ».

Slimane revient sur son arrestation : « Des gens sont venus m’arrêter chez moi en Tunisie alors que j’étais entrain de prendre une douche, et ils m’ont embarqué avec des méthodes de Daech ».

Le juge : « ils sont tunisiens ou algériens? ». « Je ne sais pas ». «  »Ils m’ont emmené dans la fprêt et ils ont pissé sur moi, puis ils ont menacé ma fille. Quand je suis arrivé à Antar ( CPO) ils m’ont lavé avec un bélier tellement je puais l’urine ». « Ils m’ont posé des questions sur le christianisme ainsi que mes relations avec l’attaché culturel des Etats Unis ».

Le juge insiste et relance le sur son lien avec Ferhat M’henni.

« je vous répète que je n’ai rien à voir avec lui et je ne le connais ni de prêt et ni de loin ».

 

« Je vous rappelle qu’ils m’ont emmené dernière  une Toyota et couvert par une bache en plastique. Je ne sentais que les sauts de ce véhicule car il a traversé les forêts en montagne ».

Le juge : « Vous avez déclaré avoir reçu une somme de la part d’un médecin au sein de l’armée américaine et vous étiez en lien avec des marocains qui vous ont proposé de vous armer ».

Slimane Bouhafs s’énerve et nie toutes ses accusation défiant la justice de produire la moindre preuve ».

Je vous ouvre mon Facebook Messenger et je vous défie de trouver la moindre preuve de cela ».

 

Le juge : « Vous avez envoyé des vidéos sur messengers des incendies en kabylie avec des commentaires comme quoi c’est l’armée qui a mis les feux en Kabylie ».

Slimane Bouhafs prends une boufée d »oxygène et se calme. « Monsieur le juge, Donnez moi ces preuves. J’ai envoyé 4 vidéos sur les tourisme en Algérie et la femme Kabyle pour laquelle je demande la protection ».

Le juge lui pose la question sur une présumé carte d’identité « Kabyle ». « Les gens qui m’ont pissé dessus, et qui m’ont kidnappé sont capables de tout faire ».

« Quand ils m’ont enlevé, ils m’ont battu avec des coups de pieds à la tête.Ils n’avaient même pas le droit de m’enlever du territoire Tunisien alors que j’avais le statut de réfugié. Cette personne qui m’a arrêté vise l’État et le gouvernement algérien. Ils ont essayé de me tuer. Slimane perd ses mots et respire avant de reprendre : « Ils m’ont jeté dans la forêt et m’ont couvert avec un carton. Ils m’ont dit des choses que je ne peux pas répêter ici par respect aux femmes et ils ont pissé sur moi.
Ils m’ont dit qu’ils allaient m’emmener en Lybie et m’ont cité toutes mes filles et m’ont passé un audio d’une voix de ma femme qui pleure.
Je les ai insulté pour qu’ils me tuent.

Le matin, ils m’ont jeté dans la benne d’une 4X4 avec un sachet sur ma tête. Trois groupes se sont relayé. On a roulé jusqu’au tunnel de Bouira vers 4 heures du matin. Ils avaient un coteau dirigé sur mon ventre. Ce sont des terroristes.
Quand je suis arrivé à Antar, la personne qui m’a acceuilli était correcte. J’ai passé 5 jours là-bas.

Ils m’ont auditionné et me parlaient de Kamira. Moi au départ, je pensais que c’était une caméra de télévision ou appareil photo, mais finalement ils me parlaient de Kamira Nait Sid.

Le juge interroge encore une fois sur l’arrestation.

Ils m’ont emmené à Jbel Hmar.

Juge : Vous avez déclarez que ceux qui vous ont arrêtés sont des terroristes, et puis ils vous ont remis aux autorités algériennes?

 

Slimane : « Justement. Toute l’interrogation est-là. C’est la raison pour laquelle j’ai dis que ce complôt vise l’État algérien ».

Juge : comment vous viviez en Tunisie ?

Je recevais une aide de la part de HCR égale à 500 dinars tunisiens par mois, et je travaillais comme agent de sécurité au centre commercial Galaxie en Tunisie.

 

Vous avez déclarez au juge d’instruction que vous avez publiez des vidéos accusant les autorités algérienne d’avoir allumé les feux en Kabylie, et ce à cause de votre situation sociale.

Slimane : « Oui je l’ai dis sous menace de la police judiciaire. Ils m’ont dit que sinon ils vont me renvoyer au commissariat ».

22H00 : l’audience est levée.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Début du procès de Kamira Nait Said, Slimane Bouhafs et Bouaziz Ait Chebib

Après appel des accusés, le tribunal décide de maintenir l’audience malgré l’absence de Ferhat M’henni et Brahim Belabbaci.

Bouaziz Ait Chebib appelé à la barre.

Le président demande à Bouaziz de répondre aux accusations qui lui ont été reprochées.

« Azul fellawen et salam Alikoum. J’ai déjà passé plusieurs procès avec les mêmes accusations et je rejette toutes ces accusations. Quand j’entends encore ces accusations, je me sens humilié ». « Un jour, quelqu’un m’a dit lors d’une conférence que l’arabe est une langue nationale et officielle. Qu’en penses-tu ? Je lui ai dis que cela constitue une richesse pour notre pays. Concernant l’unité nationale, l’Algérie ne pourra pas aller vers l’avant si on respecte pas les diversités du pays. Ce sont des valeurs universelles qui sont issues de notre culture et histoire, à savoir, la liberté, la cohabitation, l’amour et la paix. À partir de cette base, je ne peux pas accepté d’être poursuivis par ces accusations que je considère comme humiliation, car pendant toute ma vie j’ai milité pour moi pays, à ma manière, dans le but de construire un pays libre et démocratique avec toutes ses composantes. »

Le juge :  » c’est quoi le MAK ».

Bouaziz : « Le MAK est né en 2001 lorsque la gendarmerie a assassiné 128 jeunes algériens. Ce mouvement a été créé pour appaiser les esprits après ce drame qui a touché la région. En plus, le MAK à l’époque, le MAK a participé avec les acteurs politiques de la région pour calmer les esprits ». Le juge l’interrompt et relance :  » c’est quoi le MAK ». Bouaziz :  » C’est un mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie. Il faut savoir que depuis l’indépendance il y avait un bras de fer entre la région de la kabylie et le gouvernement et pas avec les autres régions du pays ou bien contre l’Algérie ». « Nous avons proposé qu’il y ait une gestion de la région hors les secteurs régaliens ». « Nous n’avons pas inventé ce concept et il a été même appliqué en Algérie. Dans l’histoire du pays et lors du congrés de la Soummam, le pays a été divisé en plusieurs wilayas avec une gestion indépendante de chaque wilaya avec les spécifiés de la région. Et cela a contribué à chasser le colon français. On pense que cela pourra apporter son fruit dans l’Algérie actuelle et cela ne veut pas dire que le but est de diviser le pays ».

Bouaziz Ait Chebib prends son temps et insiste pour expliquer ce que veut dire l’autonomie. On ne peut pas gérer une région du désert comme on va gérer les régions du montagnes ou du littoral ». L’accusé insiste et précise que ce modèle de gestion ne touche pas aux secteurs de la souveraineté nationale.

Je ne comprends pas pourquoi quand d’autres personnes évoquent le décentralisation, ce n’est pas considéré comme atteinte à l’unité nationale, mais quand c’est en Kabylie, c’est considéré ainsi ».

Le président demande à Bouaziz « pourquoi le gouvernement provisoire de Kabylie a été installé ».

Bouaziz : « Quand Ferhat Mhenni a créé le GPK ( Gouvernement provisoire de Kabylie), il y a eu une division à l’intérieur et Ferhat n’était plus le président du MAK, mais c’était Mohand Arab Tayeb qui a pris le relais ».

C’est à partir de 2013 que Ferhat Mhenni commençait à penchait vers l’autodétermination de la Kabylie. Ces faits ont conduit à une crise interne dans le MAK et il y avait deux courants. Celui de Ferhat qui voulait l’indépendance et l’autre courant que je représentais qui s’est opposait à cette idée ».

Le juge demande à Ait Chebib quelles sont les wilayas qui vont constituer cette région, et l’accusé dit que c’est exactement les régions de la wilaya III telle que dessinée lors du congrès de la Soummam » et précise que « cela n’est juste une question de gestion administrative ».

Le juge demande à l’accusé si cela voudrais dire que les citoyens en dehors de cette région ne pouvait rien faire dans la région ? Étonné, Ait Chebib demande au juge pourquoi et lui explique que la région reste une partie indivisible de l’Algérie et rappelle que cela n’est que administratifs et gérer la région en  respectant ses spécifiés, ses coutumes et traditions.

Le juge :  » vous étiez le relais de Ferhat Mhenni pour distribuer les carte d’identité Kabyles aux militants. Comment expliquez-vous cela ? ».

Bouaziz : « Non. Il y a une erreur dans la transcription de l’audition. Je corrige. Ferhat Mhenni me demandait parfois de lui donner des numéros de téléphones de militants et je n’ai jamais remis une carte à quelqu’un. La preuve, quand il y a eu perquisition chez moi, ils n’ont trouvé aucune carte chez moi.

Le juge le relance et l’accusé explique qu’il avait signalé au juge d’instruction qu’il n’avait pas déclaré cela.Je défie quiconque de ramener une preuve sur cela.

Le juge : Avez-vous reçu des financements depuis l’étranger ? Bouazi nie et explique que même les gendarmes quand ils ont vu les conditions de ma vie, ont compris que je n’avais pas moyens et je n’ai jamais reçu de fonds. J’ai uncompte CCP ( Poste Ndlr ) qui ne fonctionne pas, et j’ai un compte en devise que j’avais même oublié. j’ai déposé 60€ depuis son ouverture.

Le juge : « avez-vous organisez des marches pour le MAK ?

Oui bien sûr, mais à l’époque le mouvement était pour l’autonomie de la Kabylie et il n’était pas classé comme organisation terroriste. En plus de cela, les services de sécurité étaient toujours informés et ça nous arrive de prendre des cafés ensemble. Pour anecdote, une fois, un officier de police m’avait invité pour un café et je lui ai dit que ce jour-là, notre gouvernement nous a payé un café.

Maitre Saheb intervient et attire l’attention du juge que les procès verbeux de la police judiciaire sont orientés.

 

Bouaziz attire cette thèse et se demande pourquoi ils n’ont jamais ecris qu’il a été pour la commémoration du congrès de la soummam, et jamais ils ont mis dans les dossiers ses photos durant les marches du Hirak.

Le juge : « quelles sont vos relations avec Kamira Nait Sid et Slimane Bouhafs ». Bouaziz Réponds qu’il « n y a pas de relations spéciales entres eux et ce sont des militants qu’il a déja croisé lors de marches ou commémorations.

Le juge : « quelles sont vos relations avec le Maroc :  » Je n’ai aucune relation. La meilleure preuves, c’est notre dénonciation des atteintes aux droits humains notamment l’emprisonnement des militants comme Zefzafi. »

Le juge appelle Nait Sid Kamira à la barre.

Je nie toutes ces accusations. J’ai été menacée par les terroristes et aujourd’hui, je suis poursuivie pour terrorisme.

La seule organisation à laquelle j’appartiens est le Congrés Mondial Amazigh, qui ont une ONG qui défend les droits des Amazighs dans le monde. Cette organisation n’a pas été classée par les autorités comme organisation terroriste. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’ONU, se basant sur les conventions paraphées par l’Algérie.

Notre mission est de rappeler aux pays leurs devoir quand ils violent les conventions qu’ils ont paraphé.

Le Juge : « quels sont les droits que vous défendez? ». Kamira : « ils sont culturels, patrimoine, la langue …etc ». Je vous donne une xemple : « La langue amazighe est officielle mais son enseignement n’est pas obligatoire. Est ce que cela est normal alors que celle langue est officielle et nationale ? ».
Notre droit dans ca-e cas et de rappeler à l’Algérie d’appliquer la constitution.

Le juge : quelle est votre relation avec le Maroc? ». Kamira :  » pour vous répondre honnêtement, le Makhzen ne nous aime pas car ils font la spoliation des terres amazighes et ils violent les droits des Amazighs que je défends. Comment vouslez-vous qu’ils m’aiment ?

 

Le juge : Quelle est votre relation avec le MAK? Kamira :  » ce sont des gens que j’avais connu à l’université de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou, et dans les mouvement politiques et associatifs. Nous avons combattu le terrorisme extrémiste ensemble.

J’ai assisté à l’enterrement de la militante Nabila Djahnine qui a été assassinée par les terroristes que j’avais combattu, et aujourd’hui, je me retrouve accusée de terrorisme. Même la viande je ne la mange pas, je suis végétarienne. Je n’accepte même pas faire du mal à un animal. Je ne sais pas comment une personne qui est formée par l’ONU pour la médiation et résolution des conflits d’une manière pacifique se retrouve accusée de terrorisme ».

 

Kamira Nait Sid fonf en larmes car sa soeur qui était juge a été aussi assassinée par les terroristes pendant la décennie noire.

Le juge : « Ferhat Mhenni est membre fondateur du CMA ». Kamira : « Non jamais. Il était parmi les gens qui ont assisté l’une des premières rencontres en 1994 à l’occasion du festival du cinéma Maghrébin en France ». À l’époque, il était chanteur connu en Kabylie et membre fondateur du RCD, et il assistait à la majorité des événement car il était une personnalité.

Le juge  » comment cette organisation est financée ? ». Ce sont les cotisations ».

Le juge :  » vous avez reçu une somme de 300€ une fois et 700€ une deuxième fois. Avec hummour, elle interpelle le juge et lui demande : Est ce que vous avez dèja passé une fin du mois serré?

Kamira : « J’ai demandé à des amis de me dépanner pendant le Covid 19 car je ne travaillais pas. Vous voulez que j’aille voler et aller en prison ? Bref, finalement c’est la même chose, car je n’ai pas volé et je suis en prison. »

Lors des auditions, la police judiciaire m’avait dit que la langue Kabyle constitue un danger pour le pays.

 

19H50 : l’audience est levée et reprendra dans 40 minutes annonce je juge.

 


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Trois ans de prison ferme

 

Yougourthen Ben Adjaoud acquitté de l’accusation du terrorisme, et condamné à trois ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

L’audience reprends et le président pose une question subsidiaire : Est ce que l’accusé a commis les faits constitutifs de l’intégrité au territoire nationale conformément à l’article 79 du code pénal.

Le parquet a maintenu le même réquisitoire et la défense a plaidé la relaxe en démontrant inanité des faits reprochés à accusé.

L’audience est encore levée la délibération dans un moment.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Les plaidoiries commencent et c’est maitre Lila Hadjarab qui commence.

« Toute cette histoire tourne autours de la relation familiale entre Ferhat M’henni et Yougourthen Ben Adjaoud, et ici, on lui demande pourquoi ils ne coupent pas la relation avec son oncle » s’étonne l’avocate. « Je veux juste corriger une chose qui se dit depuis tout à l’heure : l’autonomie n’est pas la gouvernance locale comme l’expliquent certains, mais plutôt, la gestion des affaires locales ». en se base sur des généralités et sans aucune commission rogatoire.

Comment demander à l’accusé pourquoi il s’est pris en photo alors qu’il n’a même pas quitté le territoire national ? Les enquêteurs ne pouvaient pas faire le travail et aller voir chez la Police Aux Frontières (PAF), si cet individu a quitté le territoire national ou pas ? ».

L’avocate rappelle que ces procès sont des procès d’opinion car personne ne peut porter atteinte à l’unité nationale et à la sécurité de l’Etat avec quelques centaines d’Euros, mais plutôt, il faut que les décideurs dans ce pays se posent les bonnes questions et chercher à comprendre pourquoi ces jeunes vont vers ces mouvements, car c’est tout simplement, l’échec de la politique de l’État.

« Yougourthen menacé par les enquêteurs »

L’avocat Sofiane Ouali reprends le relais après quelques autres avocats et plaide l’innocence de son client. « Je ne sais pas pourquoi on peut accuser cet homme de porter atteinte à l’unité nationale alors qu’il vient de déclarer devant vous, qu’il ne va pas révéler ce que lui a dit l’un des enquêteurs lors de son arrestation afin de préserver l’unité nationale ». Mais il est devant mon devoir de tout révéler en tant qu’avocat. « Cet enquêteur lui a demander de citer certains noms avant qu’ils revient dans la salle sous menace de le …. ».
Après maitre Ouali, Maitre Noreddine Ahmine remet en cause les prérogatives du Haut Conseil de Sécurité qui a classé le MAK et Rachad comme organisations terroristes, surtout que le MAK a un encrage Physique qui est la Kabylie. Cela engendra une campagne contre la région ».

Le président de la cour donne le dernier mot à l’accusé.

Yougourthen Ben Adjaoud : « Je demande d’être acquitté car je suis un artiste est pas un terroriste ».

l’audience est levée et la délibération dans une heure.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Le procureur requiert 10 ans de prison ferme

Le procureur requiert 10 ans de prison ferme et 500 milles dinars à l’encontre de Ben Adjaoud Yougourthen, et la peine maximale à l’encontre de Ferhat M’henni et Brahim Belabbes connu sous le nom de Aksel.


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Le procureur prends la parole et pose une question : « est ce que vous savez que cette organisation vise à diviser le pays ? ». Yougourthen : « Non, quand j’étais proche de cette organisation, non. Maintenant j’ai 40 ans et j’ai pris conscience' ».

Le procureur : Vous avez pris conscience uniquement après 40 ans ? ».

À ce moment là, le juge intervient et recadre le procureur lui demandant « ne lui pose pas de question qui l’importunent, car c’est une affaire très sensible ».


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

L’accusé Ben Adjoud Yougourthen est appelé à la bare.  » Monsieur le président. Je nie toutes ces accusation notamment celles en lien avec le terrorisme. urant toute ma vie j’ai appelé à l’amour. La meilleure preuve est le livre que j’avais publie.

Concernant le MAK, quand j’avais adhéré, cette organisation n’a pas été classée en tant qu’organisation terroriste.

Pendant la période ou j’étais membre, le président voyageait librement ».
Le président : « quels sont les postes que vous avez occupé ».  » je n’avais jamais occupé officiellement un poste au MAK. J’ai juste activé dans la section d’Akbou ».

Le juge : « que signifie le MAK pour vous? ».

« Pour moi, le MAK est un mouvement pour l’autonomie de la kabylie, et moi même, j’aurais aimé avoir des États fédéraux ».

Le juge : « avez-vous signé un document comme quoi vous avez reçu la somme de deux millions de dinars ? ».

« Non, je n’ai jamais reçu cet argent ». Le juge : pourtant c’est mentionné dans le procès verbal de l’audition ».

Yougourthen : « Je ne veux pas dire certaines vérités pour ne pas justement porter atteinte à l’unité nationale car un des enquêteurs m’a dit des choses que je ne peux pas répéter ici ».

Le juge : « êtes-vous encore militant du MAK? ». Yougourthen : « Je ne suis plus militant du MAK et j’ai changé complétement d’idéologie et je je me reconnais en tant qu’algérien ». Je ne suis plus militant depuis 2018″.

Le juge : « En 2021 vous a contacté pour se rendre chez lui dans le village Iloula Oumalou, afin d’organiser une réunion des militants du MAK pour instaurer la coordination de Tizi Ouzou ». L’accusé répond : « Non. J’ai juste étais dans son village pour remettre les clés de sa maison à une autre personne car depuis la mort de sa maman Na Ouiza, c’est nous qui avons gardé les clés de sa maison ».

« Et pour le transfert d’argent dont vous parlez, je vous signale que c’était dans un cadre familial pour aider ma famille car Ferhat est mon oncle ».

Le juge : « Vous avez déclaré au juge d’instruction que vous vous êtes rendus au Maroc pour le Congrès Mondial Amazigh (CMA). Pourquoi ? ». Yougourthen : « Je suis allé en Tunisie avant le Maroc » et poursuit : « Je suis allé en tant qu’artiste ».
Et concernant son travail, Yougourthen raconte au juge qu’il a beaucoup de problèmes au travail car il est le neveu de Ferhat M’henni. « J’ai travaillé dans un hôtel et le propriétaire m’a informé qu’il ne pouvait pas me garder car il a reçu des pressions sans pour autant me donner plus de détails ».

Le juge montre une photo à l’accusé avec Ferhat M’henni prise en 2021 et Yougourthen est choqué : « Un sourir sur le visage, il demande au juge comment est-il possible d’apparaitre sur une photo à Genève alors qu’il n’a pas quitté le territoire national depuis 2019 ».


Bouzid ICHALALENE décembre 15, 2022 12:00

Les trois accusés Slimane Bouhafs, Kamira Nait Sid et Bouaziz Ait Chebib quittent la salle sous ordre du président.

L’audience commence avec le dossier de Ben Adjoud Yougourthen qui est poursuivi par l’artcle 87 bis dont plusieurs alinéa sont cités notamment 1 et 4.

Les faits qui lui sont reprchés sont financement d’une « organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste qui vise à porter atteinte à la sécurité et l’unité nationale.


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