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El Watan: la crise a atteint le seuil de pourrissement

«Incapable» de proposer la moindre perspective à la crise que traverse le quotidien depuis le mois de mars dernier, la direction du journal El Watan  est pointée du doigt comme étant seule et unique responsable de la situation dont se trouve l’entreprise qui vient de fêter ses 32 années d’existence. Les journalistes et employés, en grève illimitée depuis mi-septembre, n’ont pas perçu leurs salaires des 8 derniers mois, au moment où le journal est édité par une poignée de collaborateurs ! La crise atteint le pourrissement.
© DR | Couloir des locaux d'El Watan (Maison de la presse Tahar Djaout-Alger). Grève des employés

C’est du moins le triste tableau que fait le syndicat d’entreprise dans sa dernière déclaration.  «Les employés de la SPA El Watan entament leur huitième mois sans salaires. Ayant repris leur mouvement de grève depuis le 16 septembre dernier, après l’avoir suspendu un mois pour offrir une autre chance à l’employeur de proposer des solutions à la crise, les salariés voient leur calvaire durer bien au-delà de leurs prévisions les plus pessimistes et au-dessus de ce qui peut être supporté en terme économique et social», écrit le syndicat qui décrit des moments difficiles vécus par les employés. D’abord durant le mois de ramadhan, puis à l’occasion des deux derniers Aïds et enfin, lors de la rentrée scolaire qui «a fini par achever de malmener financièrement et psychologiquement les moins vulnérables d’entre eu».

Sans salaires durant le ramadhan, les deux Aïds et la rentrée !

Qu’a fait la direction d’El Watan pendant tout ce temps ? Des actions avaient été, rappelons-le, entamées en direction de la justice afin de débloquer les comptes du journal mais «sans succès», nous dit-on. Par contre, le constat du syndicat est tout autre. «Pendant ce temps, l’employeur demeure incapable de saisir la gravité de la situation et de prendre concrètement ses responsabilités», accuse-t-il. Et d’affirmer qu’«aucune perspective n’est aujourd’hui proposée aux travailleurs, en dehors de l’exigence insensée, voire indécente, de faire travailler des employés sans la garantie d’un salaire et sans l’engagement sérieux de pouvoir un jour honorer les impayés».

«Aucune perspective»

Il est vrai que les déboires financiers d’El Watan ont commencé en début de l’année en cours, lorsqu’en mars, la direction s’est retrouvée dans l’incapacité de verser les salaires des employés. Les comptes étant bloqués à cause de dettes d’un montant de 55 millions de dinars d’impôts et de 45 millions de dinars d’un crédit contracté auprès de la banque CPA.

Cependant, il faut aller chercher les origines loin dans le passé, de l’avis du syndicat. Pour ce dernier, l’entreprise «paye aujourd’hui des approximations manifestes en matière de gestion dont la direction de la SPA assume seule la responsabilité». «L’opacité et l’absence d’initiative continuent à être la règle concernant les choix et les options de la direction alors que la situation a atteint un seuil de pourrissement qui impose de reconnaître l’échec managérial et d’en tirer les conséquences», assène-t-il sans ambages.

À l’origine de la crise, une gestion «approximative»

Ajouté au «mépris» affiché par le premier responsable de l’entreprise envers des employés dont certains ont passé plus de 25 ans à confectionner le journal, les travailleurs d’El Watan en grève illimitée prennent désormais leur mal en patience de voir leur ‘’si cher canal’’ élaboré sans sa rédaction et «à 90% alimenté par des dépêches d’agences de presse».  «Un coup de force», qualifie le syndicat.

Quoi qu’il en soit, les travailleurs qui continuent d’exiger de la direction «le règlement total et sans délai des salaires impayés depuis mars 2022 », ont entrepris, précise leur syndicat, «plusieurs actions, selon ce que prévoit la loi afin de recouvrer leur droit le plus élémentaire, à savoir le salaire».

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