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El Watan: le syndicat de l’entreprise dénonce « le coup de force des actionnaires retraités » pour casser la grève

La section syndicale du quotidien El Watan dénonce la décision d'un groupe d'actionnaires du journal de casser le mouvement de grève des travailleurs qui réclament le paiement de leurs salaires impayés depuis 7 mois.
© DR | El Watan, photo archives

« Les travailleurs de la SPA El Watan et à travers leur section syndicale, dénoncent vivement le coup de force d’un groupe d’actionnaires-retraités de l’entreprise, venu, ce vendredi 16 septembre 2022, spécialement pour confectionner le journal à la place des journalistes et travailleurs en grève », lit-on dans le communiqué du syndicat, rendu public en fin de journée. Pour le syndicat, « cela constitue une grave dérive et une violation flagrante de l’exercice du droit de grève consacré et protégé par la loi 90-02 qui « interdit toute affectation de travailleurs par voie de recrutement ou autrement, destinée à pourvoir au remplacement des travailleurs en grève » ».

Au lieu de chercher à régler la question des salaires impayés depuis le mois de mars 2022, ajoute la même source, »l’employeur s’attèle malheureusement à briser le mouvement de grève, alors que depuis sa création, le journal a fait de la défense des droits socioprofessionnels des travailleurs son sacré crédo ».

Le syndicat dénonce également l’usage de la violence par certains actionnaires qui se sont éclipsé depuis le début de la crise. « Pire, certains actionnaires s’en sont carrément pris à Mme la secrétaire générale de la section syndicale et à un membre du bureau en voulant même les agresser physiquement, en prétextant une pseudo-« menace contre deux employées du journal », venues prendre part à cette malheureuse entreprise de violation du droit à l’exercice de la grève », ajoute le communiqué. Selon la même, « la veille (jeudi, ndlr) déjà, un membre du conseil d’administration a contacté plusieurs travailleurs, pour tenter de les intimider afin qu’ils participent à la confection du journal en ce vendredi de grève » .

Ce faisant, le syndicat menace de saisir la justice contre la violation du droit de grève. « Devant ce grave dérapage, aux conséquences néfastes pour l’image du journal et de l’entreprise, que l’employeur doit assumer pleinement, les travailleurs continueront leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications légitimes, à savoir le versement des salaires impayés depuis le mois de mars 2022 et se réservent le droit de saisir la justice ».

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