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El Watan: Le syndicat dénonce les « provocations de la direction de l’entreprise »

Le quotidien francophone El Watan, patauge dans sa crise multidimensionnelle.
© DR | Un lecteur du journal El Watan à Alger

Le conflit opposant le collectif des travailleurs qui réclament, entre autres, le paiement de leurs salaires impayés depuis sept longs mois à la direction de l’entreprise ne cesse de s’aggraver. De nouveaux faits « graves » ont été dénoncés, ce mercredi, par la section syndicale d’El Watan dans un communiqué. « La direction générale de l’entreprise multiplie les provocations à l’encontre des travailleurs grévistes.

En effet, après la violation caractérisée du droit de l’exercice de la grève en recourant au remplacement du personnel gréviste, par des actionnaires dont des membres du Conseil d’Administration et des collaborateurs au statut professionnel vulnérable, l’agression des membres du bureau syndical et de sa secrétaire générale, l’intimidation de certains salariés grévistes, l’employeur se permet encore une fois de se substituer à la justice en martelant que le mouvement de grève est « illégal » tout en s’en prenant carrément aux travailleurs grévistes, leur intimant l’ordre de quitter les lieux », lit-on dans un communiqué du syndicat adressé à notre rédaction.

Selon la même source, ce mercredi 28 septembre 2022, à l’issue de leur assemblée générale qui s’est déroulée, « dans les locaux du journal, comme le prévoit la loi, les travailleurs grévistes, qui tenaient un sit-in symbolique afin de dénoncer le non-paiement de leurs salaires depuis mars 2022, ont vite vu arriver vers eux un P-DG en colère et menaçant. « Votre grève est déclarée illégale par l’Inspection du Travail de la wilaya d’Alger », a-t-il lancé face aux grévistes avant de s’emporter: « Foutez-le camp d’ici ! » ».

« Le PDG, qui s’est ainsi autorisé une énième sortie de piste, récidive en recourant aux menaces, intimidations voire même à une tentative d’agression physique sur un journaliste. Pire, il s’est même permis de brandir la menace de faire appel aux agents de police pour

évacuer les lieux », condamne la section syndicale, affirmant qu’avec ce comportement,  « la direction du journal affiche, encore une fois, tout le déni et le mépris dont elle est capable alors que la crise que traverse l’entreprise exige un sens élevé de responsabilité et du respect à l’égard des travailleurs qui attendent leurs salaires depuis le mois de mars 2022 ».

Le syndicat rappelle également que les travailleurs sont toujours en grève et se démarque des éditions produites, depuis une semaine, par les actionnaires du journal en toute illégalité.

Pour rappel, les travailleurs d’El Watan ont entamé depuis le 12 juillet dernier un mouvement de grève pour réclamer leurs salaires. Après quelques promesses de vendre des actifs et une procédure judiciaire qui s’est avérée infructueuse, la direction de l’entreprise fait preuve d’impuissance car les comptes de la société ont été bloqués. Elle semble s’attendre seulement à la clémence des pouvoirs publics.

Si le journal qui fêtera en octobre prochain son 30e anniversaire a amassé une fortune colossale, notamment durant la première décennie des années 2000, il a été privé de la publicité de l’État pendant les dernières années.

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