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Examinée demain par le CDH-ONU: des ONG «alertent» sur la situation des droits de l’Homme en Algérie

À la veille de l’examen périodique de l’Algérie par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une coalition d’organisation alerte sur la situation des droits humains dans le pays et appellent les autorités à respecter leurs engagements en la matière. L'examen intervient au moment où l'Algérie s'apprête à briguer un mandat de deux (2023-2025) au sein du même organe.

«La situation des droits humains en Algérie sera examinée la matinée de demain le 11 novembre 2022 devant le Conseil des droits humains (CDH) de l’ONU, à l’occasion de sa 41ème session», écrit la coalition composée de la LADDH, Riposte internationale, SOS Disparus, Snapap , Cgata et Acda.

Cet examen, ajoutent les mêmes ONG, abordera «le refus» du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations qui lui ont été faites en 2017, comme il sera l’occasion de «lui rappeler ses engagements quant à l’ensemble des instruments et mécanismes relatifs aux droits humains».

En mars dernier, le gouvernement algérien a pourtant adressé un rapport concernant la situation des droits de l’homme couvrant la période 2017-2022. Mais, un rapport alternatif desdites ONG contredit le contenu de celui des autorités.

Deux rapports contradictoires 

«Le pouvoir continue de nier les réalités. Après avoir dénié au peuple Algérien ses droits fondamentaux et constitutionnels, ce rapport est très loin des réalités notamment de la répression qui se poursuit toujours, y compris à la veille de cet examen», affirment ces organisations qui disent saisir cette occasion «pour alerter l’opinion publique, particulièrement internationale, sur la situation de la répression intenable en Algérie».

«Pendant des années, le pouvoir a exercé une vraie guerre d’usure contre les libertés y compris les acquis démocratiques, arrachés depuis plus de 30 ans au prix de sacrifices suprêmes», constatent les membres de la coalition, rappelant comment le même pouvoir «s’est dressé violement contre ce formidable élan populaire et cette profonde aspiration pour le changement (le Hirak de 2019, NDLR)».

«Escalade de la répression» 

Depuis la suspension des marches populaires, notamment en raison de la pandémie de Covid-19 et «la trêve sanitaire» décidée à l’époque, «le pouvoir a mis encore un tour de vis supplémentaire sur les libertés publiques et a engagé une vraie escalade de la répression pour en finir avec la contestation pacifique», déplorent les ONG.

Le constat qui suivra n’est guère reluisant. «Des milliers de militantEs pacifiques et de citoyenNes sont arbitrairement arrêtés, emprisonnés et poursuivis pour incitation à attroupement non armée et pour atteinte à l’unité nationale, à l’ordre public et a l’armée…, les rassemblements et marches pacifiques sont d’ailleurs interdites depuis mars 2021, l’action et les champs politique, civique et médiatique sont totalement verrouillés et criminalisés ».

Profitant de l’examen de l’Algérie par le CDH de l’instance onusienne, les ONG rédactrices du communiqué exigent: «Cette situation doit cesser». L’Algérie, soutiennent-elles, «doit s’engager sur la voie du changement» et «une ouverture démocratique garantissant l’exercice des droits fondamentaux au peuple algérien doit s’opérer sans délais».

«La voie du changement»

Ce chemin passe, enfin, par «l’arrêt de la répression et la libération de l’ensemble des détenus politiques et d’opinion», une mesure à même «de ramener la confiance en vue d’engager le pays dans la voie de la sérénité», suggère la coalition des ONG.

Rappelons que l’Algérie a été élue, le 11 octobre dernier à l’occasion de la 17e séance plénière de l’ONU, en tant que membre du Conseil des droits de l’Homme (CDH), pour la période 2023-2025. A l’issue de ce vote, 14 pays en tout ont rejoint cet organe intergouvernemental.

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