La justice française a rejeté, mardi, une demande de suspension de la décision d’expulsion vers l’Algérie, prise par le ministère de l’Intérieur à l’endroit de l’influenceur Doualemn.
Les conditions pour prononcer cette suspension n’étaient « pas réunies », selon le tribunal administratif de Paris.
« Saisi d’un référé-liberté, le tribunal administratif de Paris estime que les conditions spécifiques de cette procédure ne sont pas réunies pour prononcer la suspension de la décision d’expulsion prise par le ministre de l’intérieur après avis favorable de la commission d’expulsion », explique le tribunal administratif de Paris dans un communiqué relayé par l’AFP.
Le juge des référés a considéré que, en dépit de sa longue présence sur le territoire français, « pendant environ vingt ans en situation irrégulière puis quinze ans en situation régulière », l’homme de 59 ans « ne justifiait ni de liens d’une intensité particulière avec ses enfants majeurs et avec ses petits-enfants ou d’une communauté de vie avec sa compagne, ni d’une intégration professionnelle inscrite dans la durée », ajoute la même source.
Condamné le 6 mars à cinq mois avec sursis
Pour rappel, « Doualemn » avait diffusé, fin décembre, une vidéo dans laquelle il appelait à infliger une « sévère correction » à Mohamed Tadjadit.
Signalé, il avait été arrêté peu de temps après. Une polémique s’en est suivie par la suite, lorsque le ministère français de l’Intérieur avait tenté de l’expulser unilatéralement, le 9 janvier dernier, alors qu’il était en attente de son procès pour sa vidéo. Les autorités algériennes ont refusé de le laisser débarquer à l’aéroport d’Alger.
Une position expliquée dès le lendemain, le ministère algérien des Affaires étrangères ayant évoqué, entre autres, le non-respect de la procédure en vigueur en matière d’expulsion.
Le 20 mars, l’influenceur a été interpellé en vue de son expulsion vers l’Algérie.