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L’Algérie dénonce « une fuite en avant suicidaire du Maroc »

l’Algérie a réagi, ce dimanche 15 août, aux déclarations du chef de la diplomatie israélienne, Yair Lapid, sur l’Algérie. Faites lors de sa visite officielle au Maroc, l’Algérie a estimé que cet « aventurisme dangereux » constitue un démenti formel à la prétendue « main tendue » par le roi du Maroc Mohamed VI le 31 juillet dernier.

« La presse internationale a fait écho à certaines déclarations fallacieuses et malveillantes, faites à partir du Maroc, concernant l’Algérie et son rôle régional ainsi que ses relations avec un pays-tiers », a indiqué le communiqué du ministère des Affaires Etrangères.

A travers le communiqué parvenu à notre rédaction, le département de Ramtane Lamamra a tenu le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, pour « principal instigateur » de cette « sortie intempestive ».


Elle « traduit une sourde volonté d’entrainer son nouvel allié moyen oriental dans une aventure hasardeuse dirigée contre l’Algérie, ses valeurs et ses positions de principe », fustige la diplomatie algérienne.

Et de poursuivre : « cet aventurisme dangereux qui parie sur le pire constitue un démenti formel à la prétendue « main tendue » que la propagande marocaine continue de répandre abusivement et vainement ».

Une fuite en avant suicidaire

En visite au Maroc pour inaugurer l’Ambassade d’Israël, Yair Lapid a exprimé, le 13 août, ses inquiétudes quant au « rôle de l’Algérie dans la région », « son rapprochement d’Iran » et “la campagne qu’elle mène actuellement contre l’admission d’Israël à l’Union africaine en tant qu’observateur“.

En réaction, l’Algérie a estimé que cette « fuite en avant » du Maroc est « suicidaire ».

« L’exercice public dont les peuples maghrébins ont tous été témoins traduit une fuite en avant suicidaire, tant il est vrai que le chef de la diplomatie marocaine tente sournoisement d’ajouter à sa tentative désespérée de dénaturer la question de décolonisation qu’est le conflit du Sahara occidental un nouvel acteur représenté par une puissance militaire moyen-orientale qui continue de refuser la paix juste et durable avec le peuple palestinien que porte l’Initiative arabe de paix à laquelle l’Algérie est authentiquement attachée » a conclu le communiqué.

Sous tensions depuis des années notamment en raison du dossier du Sahara Occidental que l’Algérie soutient publiquement, les relations entre l’Algérie et le Maroc se sont dégradées ces dernières semaines. La mi-juillet dernier, le représentant du royaume au Nations Unies (ONU) a soutenu le “droit à l’autodétermination du peuple kabyle”. Cette position a été considérée comme « une grave dérive » par l’Algerie qui a rappelé son ambassadeur et demandé des explications au Royaume Chérifien. Les relations ont été ébranlées davantage par le scandale « pegasus » qui révèle que le Maroc espionnait 6000 personnalités algériennes par le logiciel Pegasus.

Le 31 juillet dernier, le roi du Maroc VI a appelé l’Algérie au dialogue, en plaidant pour la réouverture des frontières entre les deux pays. Questionné sur cette sortie, Abdelmadjid Tebboune a refusé de commenter précisant seulement que l’Algérie n’a pas reçu les explications requises quant à la position du Maroc à l’ONU.

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