Le Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé, aujourd’hui, dans un communiqué, l’arrestation puis le placement sous contrôle judiciaire du coordinateur national du Cnapeste, Messaoud Boudiba, survenu lundi dernier à Msila.
Ainsi, tout en exprimant « sa ferme condamnation des abus répétés visant à restreindre l’exercice syndical, soulignant son rejet absolu de toute atteinte aux droits et libertés syndicaux garantis par la Constitution, sous quelque prétexte que ce soit », le FFS a dénoncé « l’arrestation du coordinateur national du CNAPESTE, le professeur Messaoud Boudiba, et son placement sous contrôle judiciaire après sa libération, alors qu’il s’apprêtait à prendre part à un sit-in de protestation pacifique de plusieurs syndicats autonomes d’enseignants à M’Sila ».
Le parti « considère que cette escalade inquiétante traduit une intention manifeste de nuire au mouvement syndical et de faire pression sur lui pour qu’il abandonne ses revendications légitimes ».
Le FFS affirme, ainsi, « sa pleine solidarité avec le Professeur Messaoud Boudiba, et exprime son soutien absolu aux syndicats autonomes dans leurs revendications sociaux-professionnelles légitimes ».
Il appelle également à « l’arrêt immédiat de toutes les formes de harcèlement et de restrictions visant ces syndicats, ainsi qu’à l’annulation de toutes les procédures judiciaires résultant de la répression de leurs mouvements légitimes ».
Le parti a souligné, dans ce sens, « l’importance du respect de toutes les libertés collectives et individuelles et de tous les droits fondamentaux garantis par la Constitution », et a insisté « sur la nécessité de ne les violer en aucune circonstance ».
Il réitère ainsi « sa demande d’ouvrir la porte à un dialogue social sérieux dans le secteur de l’éducation et dans d’autres secteurs, et de répondre aux revendications sociales et professionnelles des travailleurs, notamment en révisant ou en rédigeant les statuts particuliers des professions et des secteurs de manière consensuelle ».
Pour le FFS, « toute marginalisation ou exclusion ne mènera qu’à une aggravation de la situation ».
« Aujourd’hui plus que jamais, l’Algérie a besoin d’un débat serein et responsable, des plus grandes sagesse et vigilance, et de faire du dialogue un moyen civilisé, au lieu de la répression ou du désordre, pour surmonter les divergences, concrétiser les revendications légitimes, et libérer des espaces de discussion et d’expression pour mettre en lumière les préoccupations et prendre en compte les contributions nationales honnêtes », dit le FFS en dernier lieu dans ce communiqué signé par son premier secrétaire national, Youcef Aouchiche.
A signaler que Boudiba et un autre membre du bureau national du Cnapeste, Habet Boubekeur, ont été arrêtés, lundi, à Hammam Dalaa, à Msila, alors qu’ils s’apprêtaient à prendre part au sit-in national auquel ont appelé quatre syndicats de l’éducation qui organisent une grève hebdomadaire de deux jours, en guise de contestation des nouveaux statuts particuliers et du régime indemnitaire publiés début janvier au journal officiel.
Ils ont été par la suite relâchés et placés sous contrôle judiciaire.