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Le FFS dénonce la gestion «ultra-sécuritaire» des affaires du pays

Reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 2 juin dernier, dans le cadre de consultations politiques, le Front des forces socialistes (FFS), regrette la poursuite de la gestion «utra-sécuritaire» des affaires du pays. Son premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, a appelé ce lundi 07 novembre à la libération immédiate et sans conditions des détenus d’opinion.
© DR | Youcef Aouchiche, premier secrétaire national du FFS

Lors d’une conférence de presse animée au siège national à Alger, deux jours après l’audit national, le sénateur et n° 1 du FFS, a rappelé que des engagements avaient étaient pris sur la question des détenus. «Suite à notre rencontre avec le chef de l’Etat, nous n’avons parlé d’ultimatum accordé à quiconque, mais nous avons simplement dit que des engagements ont été pris, et que maintenant en tant que parti, nous attendons des actes et des faits», a déclaré Aouchiche en réponse à une question d’Interlignes.

Toutefois, cinq mois après la rencontre d’El Mouradia entre Tebboune et la délégation du FFS (Youcef Aouchiche, Hakim Belahcel et Brahim Meziani), le parti est resté sur sa faim.

«Nous constatons que le pouvoir ne semble pas déroger à sa règle qui est celle d’asseoir une chape de plomb sur la société», dénonce le premier secretaire national du FFS.

Pour lui, «la gestion ultra-sécuritaire des affaires de l’Etat ne permettra pas à l’Algérie de se développer, de se moderniser, ni au pays de se démocratiser ou d’asseoir le changement escompté et attendu par des millions de compatriotes».

Un frein au changement

Tout en «se félicitant», cependant de la libération  d’un certain notre de détenus durant les dernières semaines, le FFS réclame plus. «Nous demandons à ce que toutes les personnes poursuivies pour leurs opinions soient libérées et dans les plus brefs délais possibles», tranche Aouchiche, estimant que «la place» de ceux qui défendent une opinion politique et des journalistes «est dans la société auprès de leurs compatriotes pour faire leur travail».

Cette situation n’est pas pour arranger les aspirations de développement, pense-t-il: «Un pays qui n’a pas de contrepouvoir efficient, solide et fort, ne pourra pas aspirer au développement».

Détenus d’opinion: leur place «est dans la société»

Par ailleurs, à un mois de la tenue du 6e Congrès national, le FFS n’a toujours pas procédé à l’élection des congressistes. Ceci n’inquiète pas pour autant le Premier secrétaire national.  «Nous avons mis en œuvre une stratégie qui va nous permettre de procéder à l’élection des délégués au niveau de toutes les sections», affirme Youcef Aouchiche, ajoutant qu’au niveau de la CPCN, «un prorata a été arrêté quant aux modalités de représentation».

La même commission devra tenir, cette après-midi, une réunion pour «arrêter le calendrier» des assemblées générales électives qui interviendront après la prochaine session du Conseil national prévu vendredi 11 novembre.

6e Congrès : plus de 1000 congressistes attendus

Selon les premières estimations, «plus de 1000 congressistes prendront part au Congrès», assure Aouchiche. Quant aux sections n’ayant pas été renouvelées durant la crise qu’a vécue le parti, le conférencier  admet que la direction «a fait l’effort (les) renouveler toutes» et que là où elle n’a pas pu le faire, «un noyau a été mis en place pour permettre une représentation».

Quoi qu’il en soit, Aouchcihe se dit «optimiste» que le congrès soit «une grande réussite». Contribuera-t-il toutefois à mettre fin à la crise ? Va-t-on abandonner la gestion collégiale à travers une Instance présidentielle instaurée en 2013 ?

Le premier secrétaire national, soulignant que ce rendez-vous se tient dans un climat de sérénité retrouvée, est convaincu qu’«il permettra le retour à la légitimité au sein du FFS qui retrouvera légalité et stabilité».

Un retour à légitimité

Quant à la gestion collégiale, et malgré le renouvellement de l’IP à deux reprises, au FFS on ne pense pas qu’il s’agit d’un échec. «Certes, nous avons vécu des crises et des difficultés, peut-être liées au mode de gestion adopté lors du congrès de 2013, aux textes pas suffisamment clair. Mais, aujourd’hui, s’il y a une question qui fait consensus entre les militants, c’est la question de la collégialité», répond Youcef Aouchiche.

La gestion collégiale maintenue

Et de rappeler que même du vivant du président du parti, feu Hocine Aït Ahmed, «le fonctionnement était collégial, car il se referait toujours à ses camarades, demandait l’avis de ses conseillers et des instances».

En d’autre terme, le mode de gestion par une IP sera reconduit en décembre prochain. «Pour nous, la collégialité est un acquis à sauvegarder, un moteur sur lequel nous allons nous appuyer pour développer le parti, le sauvegarder et le pérenniser», insiste le conférencier.

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