Le ministre de l’Industrie Sifi Ghrieb examine le chinois CSCEC la relance du projet de la cimenterie de Djelfa

Le ministre de l'Industrie, Sifi Ghrieb, a reçu mardi 25 mars 2025 à Alger, une délégation de la société chinoise CSCEC, avec laquelle il a examiné "les moyens de relancer le projet de la cimenterie de Djelfa". Lancé en 2007, ce projet n'a pas encore concrétisé 18 ans plus tard.  
© DR | Le ministre de l'Industrie, Sifi Ghrieb, en réunion, mardi 25 mars 2025, avec des responsables du groupe chinois CSCEC

Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a reçu mardi à Alger, une délégation de la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC), avec laquelle il a examiné « les moyens de relancer le projet de la cimenterie de Djelfa », indique un communiqué du ministère.

La rencontre « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant la relance des projets d’investissement récupérés par décisions judiciaires dans le cadre de la lutte contre la corruption », a ajouté la même source.

« Lors de cette rencontre, le ministre a écouté un exposé exhaustif des parties algérienne et chinoise sur l’état actuel du projet, énumérant les principaux défis et obstacles entravant sa relance », indique encore le communiqué.

« M. Ghrieb a donné des instructions pour accélérer la création de l’entreprise mixte chargée de la gestion du projet, outre l’élaboration d’un rapport détaillé fixant les parties prenantes et les mesures à prendre pour la relance du projet dans les plus brefs délais », ajoute-t-on.

Ce projet d’une cimenterie à Djelfa remonte à plusieurs années. C’est en 2007 que le groupe égyptien, ASEC Cement Holding a décidé de lancer le projet. Mais plusieurs années plus tard, il n’a pu le lancer, pour diverses raisons.

En 2016 l’égyptien cède ses parts pour le groupe algérien, ETRHB, d’Ali Haddad, contre 60 millions de dollars, comme rapporté à l’époque. Les mêmes informations avaient indiqué que le groupe privé algérien, dont les actifs ont été saisis depuis par la justice dans le cadre des enquêtes pour corruption diligentées depuis 2020, s’était associé au chinois CSCEC pour la relance de ce projet.

Le chantier du projet est donc à l’arrêt depuis 2019.

Aujourd’hui, des discussions sont donc menées avec CSCEC pour le relancer.

AD-300-X-250