Vers 10H20 GMT (11H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, prend 0,92% à 73,20 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagne 0,90% à 69,24 dollars.
Les prix se redressent légèrement en raison de l’annulation par le président américain Donald Trump de la licence pour exploiter « le pétrole vénézuélien accordée à Chevron », explique Tamas Varga, analyste chez PVM.
La veille, les cours de l’or noir avaient atteint leur plus bas niveau depuis deux mois.
« Nous annulons les concessions que (l’ancien président) Joe Biden l’escroc a accordées au (président) Nicolas Maduro », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, en référence à un accord de transaction pétrolière datant de novembre 2022 qui avait bénéficié notamment au géant de l’énergie Chevron.
« Cette révocation devrait réduire la production pétrolière du Venezuela d’environ 100.000 barils par jour », souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
« Chevron représente environ 20% de la production pétrolière du Venezuela, qui approche le million de barils par jour. Toutefois, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA devrait maintenir une partie de la production de Chevron », précise l’analyste.
Cette nouvelle mesure est à priori contradictoire avec l’objectif affiché par le président Donald Trump de faire chuter les cours de l’énergie pour lutter contre l’inflation.
Cependant, dans une note de la semaine passée, l’analyste Bjarne Schieldrop de SEB avait averti que pour pousser l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) à accepter un prix inférieur de l’or noir, il fallait que l’Arabie saoudite et la Russie puissent « exporter davantage de pétrole et de gaz ».
Ainsi, une baisse des exportations de pétrole de l’Iran et du Venezuela, par exemple, serait nécessaire pour faciliter cette évolution, car elle libérerait des quantités de barils à fournir sur le marché, selon M. Schieldrop.
Mais cette stratégie pourrait échouer car « l’Opep+ fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les prix du pétrole de tomber en dessous de 70 dollars », selon Arne Lohmann Rasmussen.
De nombreux analystes estiment que le cartel devrait reporter son plan d’augmentation de l’offre de pétrole sur le marché pour la quatrième fois.
Selon le plan actuel, 2,2 millions de barils quotidiens doivent être graduellement remis sur le marché à partir d’avril par le cartel, à hauteur de 120.000 barils par jour en plus, chaque mois pendant 18 mois.