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Le pétrole grimpe encore avec la mise en garde de l’Arabie saoudite

Les prix du brut poursuivaient leur hausse initiée la veille après l'avertissement du ministre saoudien du pétrole contre les paris sur la poursuite des baisses de cours, à l'approche de la prochaine réunion ministérielle de l'OPEP+.
© DR | Pétole, les prix grimpent

Vers 12H35 GMT (14H35 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, prenait 1,24% à 77, 79 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate WTI, pour livraison le même mois, gagnait 1,36 % à 73, 90 dollars.

Les prix de l’or noir restaient franchement soutenus « par le dernier avertissement de l’Arabie saoudite aux investisseurs pétroliers« , explique Craig Erlam, analyste chez Oanda. Le prince Abdelaziz ben Salmane, ministre saoudien de l’Energie, a en effet mis en garde mardi contre les paris sur la poursuite des baisses des prix du pétrole lors d’un forum à Doha.

« Je n’ai pas à montrer mes cartes, je ne suis pas un joueur de poker… mais je leur dirais simplement de faire attention« , a-t-il déclaré en direction des investisseurs spéculant sur le brut. Le ministre de l’Energie du Qatar Saad Al-Kaabi a aussi averti lors du forum, que « le pire » était à venir pour les pénuries de pétrole et de gaz en Europe.

« Cette menace a réussi à faire grimper le marché, car on craint que le groupe de producteurs n’ait une nouvelle réduction surprise dans son sac« , avance Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy. Ces déclarations interviennent un peu plus d’une semaine avant la prochaine réunion ministérielle début juin de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de leurs alliés (OPEP+), dont l’Arabie saoudite est le leader de facto avec la Russie.

Certains membres de l’alliance avaient annoncé des réductions volontaires de leur production début avril, faisant grimper les cours du brut. Les prix ont depuis perdu du terrain avec les craintes croissantes de récession mondiale et de demande plus faible.

A l’approche de la réunion, « les investisseurs ne seront peut-être pas tout à fait d’humeur à tester la détermination du groupe (OPEP+)« , les dernières coupes volontaires ayant secoué le marché, poursuit M. Erlam.

La fédération des professionnels du secteur, l’American Petroleum Institute (API), a estimé mardi soir que les stocks de brut avaient dégringolé d’environ 6,8 millions de barils la semaine dernière, et que ceux d’essence avaient diminué d’environ 6,4 millions de barils. Les données de l’API sont réputées toutefois moins fiables que celles de l’EIA.

Les analystes tablent pour leur part sur une augmentation de 2 millions de barils des réserves commerciales de brut, mais sur une baisse de 1,6 million de barils d’essence, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

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