Le procès en appel des 17 jeunes, arrêtés par les services de police lors des manifestations enclenchées en décembre 2017 pour revendiquer davantage de moyens pour la promotion de la langue amazighe, s’est déroulé aujourd’hui, jeudi à Bouira.
Une forte mobilisation des élus locaux, notamment FFS et RCD ainsi que la population locale a été constatée. Le verdict sera prononcé le 10 janvier 2019. Les accusés avaient écopé en première instance de lourdes peines allant de 1 à 2 ans de prison ferme assortie d’une amende de 20 000 DA.
Plusieurs chefs d’inculpation
Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation dont « destruction de biens publics et de biens d’autrui», «trouble à l’ordre public», «atteinte à la sécurité publique» et «attroupement illégal».
Cinq avocats se sont constitués en collectif de la défense dont maitre Mustapfa Bouchachi, membre de la ligue des droits de l’Homme.