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Les manifestants arrêtés en possession du drapeau Amazigh sont accusés « d’atteinte à l’unité nationale »

Plus que jamais uni ! C’est le cas de le dire en voyant la réaction de tous les Algériens, aujourd’hui, à la tentative de division de leur mouvement. En effet, ce 18e vendredi de la mobilisation populaire contre le système en place a été historique à plus d’un titre.
Crédit photo : INTERLIGNES MEDIA | Manifestation du vendredi 21 Juin 2019

Les militants arrêtés le vendredi 21 juin en possession de drapeaux amazigh après les menaces de l’état-major, Gaid Salah, sont accusés de « porter atteinte à l’unité nationale, et porter un drapeau qui porte atteinte à l’unité nationale », selon les avocats présents durant la présentation devant le procureur du tribunal Abane Ramdane à Alger.

Un autre groupe arrêté par la sureté de daira de Bab El Oued est présenté quant à lui au tribunal de Bainem, selon Fetta Sadat, avocate et députée RCD.

Plusieurs dizaines de manifestants dont des membres du réseau de lutte contre la répression, des militants de RAJ ainsi que des cadres du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD),  ont tenu un rassemblement devant le tribunal Abane Ramdane pour exiger la libération immédiate des détenus.

Ces derniers ont scandé « Djaziair Houra dimokratia » (Algérie libre et démocratique), « Kbayli Arbi khawa khawa » (Kabyle et arabes sommes des frères).

Un collectif d’une trentaine d’avocats s’est constitué pour défendre les manifestants.

Le procureur près le tribunal d’Abane Ramdane a ordonné de renvoyer les dossiers des manifestants entendus jusque là devant le juge d’instruction

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