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Macron propose depuis Israël une « coopération internationale pour lutter contre Hamas »

Tout en exprimant son soutien à Israël, le Président français, Emmanuel Macron, en déplacement aujourd'hui, mardi 24 octobre 2023 à Tel Aviv, a déclaré que "la France est prête à ce que la coopération internationale de lutte contre Daech participe à la lutte contre le Hamas". Des propos dénoncés déjà par Jean Luc Mélenchon.
© DR | Le Président français, Emmanuel Macron

Le discours prononcé par le président français, Emmanuel Macron, aujourd’hui, en Israël, illustre bien, à une nuance près, la position adoptée par les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, par rapport à ce qui se passe à Ghaza : Aucun appel à un cessez-le-feu. Il est juste question d’une « trêve humanitaire », évoquée par le président français, pour permettre la livraison d’aides à Ghaza.

La problématique de base, la colonisation d’un territoire, se manifestant, après la signature des accords d’Oslo, entre autres à travers la multiplication des colonies dans la Cisjordanie, mais aussi et surtout par le blocus imposé par Israël à Ghaza depuis 2007, c’est-à-dire depuis seize ans maintenant, ceci sans compter les victimes provoquées par les différentes « incursions » de l’armée israélienne dans les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne ou le Hamas, selon le cas, est évacuée. Les gouvernements occidentaux, notamment les dirigeants qui se sont déplacés en Israël en signe de soutien, concentrent leurs interventions sur le mouvement Hamas, présenté comme la source de tous les problèmes.

La nuance, dans le discours de Macron réside, par contre, dans son affirmation que « la sécurité d’Israël ne peut être durable sans une relance décisive du processus politique avec les Palestiniens ». Pour cela, le Président français a programmé également une rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbes.

Néanmoins, Macron, et pour la première fois, propose que « la coopération internationale de lutte contre Daech participe à la lutte contre le Hamas ».

« La France est aux côtés d’Israël dans sa lutte contre le Hamas un groupe terroriste dont l’objectif même est la destruction de l’Etat d’Israël », a déclaré Emmanuel Macron, avant d’ajouter : « C’est pourquoi la France est prête, à ce que la coopération internationale de lutte contre Daech participe à la lutte contre le Hamas ». Sachant que la coalition internationale de lutte contre Daech dispose de contingents stationnés en Irak et en Syrie, le président français suggère-t-il qu’elle fasse de même à Ghaza ?

S’agit-il d’aller « bombarder », conjointement, des « positions » à Ghaza ? Il n’en dira pas plus. Mais dans le contexte actuel, cette déclaration peut être interprétée comme une volonté de prendre part « directement » au conflit, en assistant militairement et sur le terrain, l’armée israélienne.

Des propos qui ont déjà fait réagir certains politiques français, à l’image de Jean Luc Mélenchon, chef de « La France Insoumise » (LFI) qui s’est posé ces mêmes questions. « Attention les mots ont un sens précis en diplomatie. La –guerre au terrorisme– par le retour de la coalition contre Daech cela veut dire la France participe à la guerre contre Hamas. Où ? Quand ? À Gaza ? Maintenant ? Alors où est le cessez-le-feu. Ce point du discours de Macron est extrêmement questionnant. Le retour à la théorie de la –guerre au terrorisme– de G.W Bush et les néoconservateurs c’est tout un monde que la diplomatie française récusait », a écrit Mélenchon sur « X » (ex Twitter).

 

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