AD-1000-X-250-Final
PUBLICITÉ
AD-300-X-250
PUBLICITÉ

Réouverture partielle des frontières aériennes : pagaille, incompréhension et protestations !

C’était prévisible ! La réouverture partielle des frontières, après plus d’une année de fermeture, et les mesures décidées pour l’accompagner est émaillée d’une certaine anarchie. Alors que des avions survolent, ce mardi, l’espace aérien algérien, fermé depuis le 18 mars 2020, la colère des Algériens ne s’estampe pas. Et cela depuis plusieurs jours.

En effet, des Algériens, notamment des membres de la diaspora, ont organisé des mouvements de protestation. Ils expriment leur incompréhension. De longues files d’attente ont été aussi constatées devant les agences d’Air Algérie.

Ce n’est pourtant pas fini. Hier encore, à la veille de la reprise officielle du trafic aérien, l’incompréhension régnait partout parmi les ressortissants algériens souhaitant regagner le pays ou en sortir.

Devant la saturation de la plateforme de billetterie et le manque de communication, les déplacements aux agences d’Air Algérie semblaient être le choix adéquat pour les concernés. L’engouement a donné suite à de longues files d’attente, à Alger et en France. « Nous sommes ici depuis 9h00 et les tickets censés organiser la file d’attente n’ont été distribués qu’après midi. J’ai le numéro 931. D’autres derrière mois ont le numéro 1000. Il est 16h30 et ils vont commencer à fermer alors qu’un bon nombre attend encore », nous déclare un citoyen devant le bureau d’Air Algérie à Alger-Centre.

Désertées depuis des mois, des centaines de citoyens attendaient ainsi devant les devantures de l’agence en quête de renseignement. « Moi je suis là pour me faire rembourser un billet. Je n’envisagerai jamais de ressortir dans des conditions pareilles. Ils se moquent de nous », nous lance Walid, un citoyen qui attend lui aussi depuis des heures.

Même scénario à l’étranger notamment en France, pays qui compte le plus grand nombre de la diaspora algérienne et avec lequel trois vols quotidiens seront organisés à partir d’aujourd’hui. De longues files d’attentes se forment quotidiennement devant les bureaux d’Air Algérie, provoquant même des bousculades, nécessitant l’intervention des policiers français.

Suite à cela, Air Algérie a annoncé hier la fermeture de deux de ses agences à Marseille et à Paris pour des raisons « sécuritaires et sanitaires ». Une décision qui ne passe pas parmi les clients qui se retrouvent ainsi davantage dans le flou.

Mesures « contraignantes »

Annoncée le 16 mai dernier pour ce 1er juin, les autorités algériennes ont mis en place une batterie de mesures pour accompagner la réouverture partielle de l’espace aérien : Six vols quotidiens dont 3 de et vers la France, et un vol de et vers l’Espagne, la Tunisie et la Turquie, Test PCR et confinement obligatoire à l’arrivée au frais des voyageurs.

Mais ces mesures ont suscité la colère des algériens. Des centaines de ressortissants se sont regroupés, notamment en France devant l’Ambassade d’Algérie et les différents consulats pour protester contre les mesures annoncées.

Cette mobilisation a porté ses fruits. Même partiellement. Puisque le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé, le 30 mai dernier, la réduction de 30% des frais du confinement obligatoire et l’exemption des étudiants des personnes âgées à faible revenus de ces frais. Le montant est désormais établi à 33,000 DA vient d’annoncer Air Algérie.

Toutefois, ces facilitations sont loin de satisfaire complètement les ressortissants algériens qui réclament encore la suppression du test PCR et son remplacement par un test antigénique et la suppression de la mesure du confinement si le test est négatif. D’autres réclament la surpression totale du test du dépistage dans le cas où la personne est vaccinée. C’est le cas de R.B, chef d’entreprise et bloqué depuis 12 mois en France. « Je suis vacciné donc je ne comprends pas l’utilité de passer un test PCR et d’être soumis à un confinement sanitaire de cinq jours », nous a-t-il déclaré.

Si certains optent pour le boycott jusqu’à l’assouplissement des mesures, d’autres sont contraints de boucler les valises et prendre la direction des aéroports après quatorze mois d’absence. Selon une déclaration du porte-parole d’Air Algérie Amine Andaloussi, à Echourouk TV 6,400 places ont déjà été réservées.

AD-300-X-250
PUBLICITÉ
AD-300-X-250
AD-300-X-600
PUBLICITÉ
AD-1000-X-250-Final
PUBLICITÉ
AD-300-X-250
PUBLICITÉ