Restrictions d’accès au territoire français : L’Algérie exprime son « étonnement » et évoque des « mesures réciproques »  

L'Algérie a réagi ce mercredi 26 février 2025 à la déclaration faite, la veille, par le ministre français des Affaires étrangères annonçant la prise de mesures de restrictions d'accès au territoire français visant des "dignitaires du régime", selon ses propres propos. Tout en exprimant son "étonnement", l'Algérie précise que "toute mesure attentatoire à ses intérêts fera l’objet de mesures réciproques, strictes et immédiates".
© DR | Siège du ministère des Affaires étrangères

L’Algérie a réagi aujourd’hui à la déclaration faite, la veille, par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait annoncé sur une chaine de télévision, la prise de mesures de restrictions d’accès au territoire français visant des « dignitaires du régime », selon ses propres propos.

« L’Algérie a exprimé sa surprise et son étonnement face à des mesures de restriction de circulation et d’accès au territoire français prises par le gouvernement français à l’encontre de ressortissants algériens titulaires de documents de voyage spéciaux les exemptant de formalités de visas », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines.

Tout en précisant qu’il « n’a été aucunement informé comme le commandent les dispositions de l’article 8 de l’accord algéro-français en matière d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service », la même source indique que « les autorités algériennes n’ont aucune connaissance de pareilles mesures restrictives à l’exception de deux cas précis intervenus sur la période récente ».

« Le premier cas, sur demande d’explications algérienne, a fait l’objet d’expression de regrets de la part des autorités françaises et a été qualifié d’incident malheureux dû à une rupture dans la chaîne de commandement. Le deuxième cas intervenu très récemment fait l’objet actuellement d’une même demande d’explications adressée aux autorités françaises », a expliqué le MAE.

Ainsi, l’annonce de ces mesures « s’inscrit dans la longue liste des provocations, des intimidations et des menaces dirigées contre l’Algérie », a encore indiqué le ministère.

Des menaces qui « sont de nul effet » sur l’Algérie « qui n’y cèdera pas », a-t-on encore ajouté.

Le MAE affirme que « toute mesure attentatoire à ses intérêts fera l’objet de mesures réciproques, strictes et immédiates ».

« L’Algérie est manifestement devenue l’enjeu de querelles politiques intra françaises où tous les coups bas politiciens sont permis dans le cadre d’une compétition, dont l’extrême droite est l’instigateur, le référant et le donneur d’ordres », a encore ajouté la même source, qui rappelle que « cette dynamique qui entraine dans son sillage, non seulement des forces politiques françaises, mais également des membres du gouvernement français, peut avoir des conséquences incalculables sur la relation algéro- française dans toutes ses dimensions ».

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