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Sommet des BRICS : « pour un système économique mondial plus juste »

Le ministre des Finances, Laaziz Faid, est arrivé, hier, dimanche 20 août 2023, à Johannesburg (Afrique du Sud) pour prendre part au 15e sommet des BRICS qui s’ouvrira demain. Un rendez-vous qui se penchera, entre autres, sur les critères d’adhésion. Plus d’une vingtaine de pays, dont l’Algérie, ont soumis une demande pour faire partie de ce bloc. Des Chefs d’Etats et de Gouvernements de 67 pays sont invités à ce sommet. 
© DR| Les drapeaux des cinq pays constituant les BRICS

C’est le ministre des Finances, Laaziz Faid, qui prendra part au sommet des BRICS en tant que représentant personnel du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le premier argentier du pays s’est déplacé, hier, dimanche 20 août 2023, vers Johannesburg, qui accueillera l’événement, à bord du vol inaugural reliant Alger à cette ville sud-africaine, de la compagnie aérienne nationale, Air Algérie.

« Monsieur Laaziz Faid, Ministre des Finances, s’est rendu hier le Dimanche 20 août 2023 à Johannesburg (Afrique du Sud) pour participer, en qualité de représentant de Monsieur le Président de la République, au Forum BRICs Outreach Plus, dont les travaux sont prévus le 24 août 2023 », a indiqué un communiqué du ministère.

Un événement qui s’inscrit, ajoute la même source, « dans le cadre de la 15ème session du Sommet des BRICS, qui portera sur le thème : Partenariats pour une croissance accélérée, développement durable et multilatéralisme inclusif ».

« Ce Forum constituera une occasion pour les participants d’échanger à plus haut niveau sur des thématiques d’actualité, notamment les voies et moyens de renforcer la coopération des pays en développement pour assurer une reprise économique mondiale inclusive et un développement durable », a indiqué encore le département des Finances, avant d’ajouter : « Ces thématiques qui seront débattues en présence d’éminentes personnalités et de Chefs d’Etat, témoignent de l’importance d’une action solidaire pour un système économique mondial plus réactif et plus juste, permettant de lutter contre les inégalités, d’accélérer la transition climatique et de renforcer les chances d’atteindre les objectifs du développement durable ».

Ainsi, « la participation de l’Algérie à ce Forum traduit également tout l’intérêt accordé par les autorités du pays à contribuer à la réflexion autour des questions liées à la reprise face aux crises multidimensionnelles, au renforcement d’un multilatéralisme juste et à la réforme de la gouvernance mondiale ».

Il est à rappeler, à cet effet, que l’Algérie fait partie de la vingtaine de pays qui ont officiellement soumis une demande d’adhésion aux BRICS. En marge de sa visite en Chine, effectuée du 19 au 21 juillet dernier, le Président de la République a affirmé à la chaîne de télévision chinoise CCTV que « l’Algérie avait demandé officiellement à rejoindre la Nouvelle Banque de développement des BRICS, avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars ». Quelques jours plus tard, lors d’une entrevue avec des représentants de médias nationaux diffusée le 5 août dernier, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué le statut d’ « observateur », comme première phase.

En effet, face à la multiplication des demandes, et eu égard au fait qu’habituellement les décisions au sein des cinq pays constituant les BRICS se prennent par consensus, il est fort probable que, pour l’heure, c’est ce statut d’observateur qui sera accordé aux demandeurs.

Un sommet pour discuter de l’élargissement

Mis en place par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, et rejoint par la suite par l’Afrique du Sud, d’où le nom « BRICS », ce bloc, dont l’économie représente un quart du PIB mondial, réfléchi aujourd’hui, quinze années après sa création, à s’élargir à d’autres pays.

Ce 15e sommet, qui se tiendra en Afrique du Sud, du 22 au 24 août 2023, réunira en plus des dirigeants des 05 pays de ce bloc, des Chefs d’Etats et de Gouvernements de 67 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et des Caraïbes, ainsi que des responsables d’organisations internationales et régionales dont le secrétaire général des Nations-Unis, António Guterres. Du côté des cinq pays membres, ce sont les Présidents du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et de la Chine, Xi Jinping, qui seront présents. L’Inde sera représentée par son Premier ministre, Narendra Modi. La Russie, quant à elle, a envoyé son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le président Vladimir Poutine, participera en visioconférence, probablement en raison du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) le visant.

Dans un discours prononcé dimanche 20 août, soit à la veille de la tenue du sommet que son pays accueille, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré que « le sommet discutera de l’éventuel élargissement du bloc », ceci en rappelant que « plus de 20 pays à travers le monde ont formulé officiellement des demandes d’adhésion », alors que « plusieurs autres ont montré de l’intérêt ». « L’Afrique du Sud soutient l’élargissement des BRICS à des pays qui partagent le désir commun d’avoir un ordre mondial plus équilibré », a-t-il lancé.

Et c’est cet « ordre mondial plus équilibré » et la perspective de l’accroissement du développement dans les pays émergents et du Sud, notamment à travers les opportunités qu’offre la banque des BRICS (Nouvelle banque de développement), qui intéressent plusieurs pays qui considèrent que l’actuel « ordre », dominé par l’Occident, les désavantagent.

« Parmi les priorités du bloc (des BRICS NDLR), figure le renforcement du potentiel de la Nouvelle banque de développement (…), l’amélioration des mécanismes de paiement et l’accroissement du rôle des monnaies nationales dans les transactions mutuelles », a déclaré pour sa part le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à un média sud-africain.

S’il n’est pas certain que de « grandes décisions » vont être prises durant ce sommet sud-africain, la question de l’adhésion des demandeurs pouvant être après la mise en place des critères, la voie est toutefois tracée pour un partenariat plus accru entre les pays émergents et du Sud. Et c’est ce qui semble intéresser l’Algérie qui, par la voix de son ministre des Finances, a mis l’accent sur « l’importance d’une action solidaire pour un système économique mondial plus réactif et plus juste ».

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