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Tuée en France en 2018: Amnesty international réclame justice pour l’algérienne Zineb Redouane

Quatre ans après la mort de Zineb Redouane, une algérienne de 80 ans tuée par des policiers en France au cours d’une manifestation, sa famille attend toujours que justice lui soit rendue. Une justice que réclame également Amnesty international.

Dans un communiqué publié ce mercredi 23 novembre, l’antenne Algérie de l’organisation de défense des droits de l’homme affirme qu’elle «va se mobiliser, dans le cadre de la campagne Ecrire pour les Droits, afin de réclamer justice pour Zineb Redouane ».

Lors d’une manifestation organisée, le 1er décembre 2018 à Marseille, rappelle l’ONG, «des policiers utilisaient du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants». «Voyant que du gaz lacrymogène entrait par sa fenêtre ouverte, Zineb est allée la fermer. L’un des policiers dans la rue a pointé un lance-grenades dans sa direction et a tiré, Zineb a été touchée au visage», ajoute encore Amnesty international.

Transférée à l’hôpital, Zineb a subi une intervention qui malheureusement «n’a pas pu être menée à bien» car elle a fait plusieurs arrêts cardiaques avant de décéder, le lendemain 2 décembre.

«Quatre ans après, l’enquête sur sa mort est encore en cours et personne n’a été inculpé ni suspendu pour cet homicide », dénonce l’organisation, précisant que la famille de Zineb Redouane «attend toujours que justice soit rendue.

Pour Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie, la campagne annuelle Ecrire pour les droits, est consacrée cette année «au droit de manifester ». «Tout au long de l’histoire, les manifestations ont été un puissant outil de changement. C’est pourquoi, les États répriment le droit de manifester. Aujourd’hui, plus que jamais, ce droit est remis en cause partout dans le monde », fera-t-elle remarquer.

Elle affirme que les membres et sympathisants d’AI «vont se joindre à des centaines de milliers de personnes à travers le monde pour signer des pétitions, écrire des lettres de solidarité, envoyer des tweets et des courriels en faveur de Zineb Redouane mais aussi de Nacer Zefzafi, de Luis Manuel Otero Alcántara, de Vahid Afkari, de Chow Hang-Tung, de Joanah Mamombe, Netsai Marova et Cecillia Chimbiri ».

«Le droit de manifester n’est pas un privilège mais un droit, que nous devons défendre tous ensemble», a-t-elle insisté.

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