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Violence à l’égard du corps de l’éducation : des députés soumettent une proposition de loi pour la criminaliser

Des députés à l’Assemblée populaire nationale (APN) viennent de soumettre une proposition de loi criminalisant la violence à l’égard des enseignants et du corps de l’éducation. Le document suggère de lourde peine contre les auteurs de ces faits, ainsi que les violeurs des établissements scolaires.
© DR | Violence à l'égard du corps de l'éducation

« Ce texte a pour but de réprimer les violences à l’égard du corps de l’éducation et la destruction volontaire des biens appartenant au secteur de l’éducation », lit-on dans l’exposé des motifs de cette proposition, précisant que ce phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années. Le texte veut criminaliser ces actes à l’intérieur de l’école comme à l’extérieur, suggérant des « sanctions pouvant atteindre 3 ans de prison et une amende de 50 millions de centimes ».

Ainsi l’article 1e stipule « qu’il condamné d’une année de prison ferme et d’une amende de 5000 à 50 000 dinars chaque personne s’introduit de de force à l’intérieur d’une école ». La peine est aggravée pour la diffamation et l’agression d’un fonctionnaire de l’éducation. « Est puni de 3 ans d’emprisonnement et 50 000 à 500 000 dinars quiconque menace, porte atteinte à la dignité, insulte, diffame ou agresse, de quelques manières qui soit, un fonctionnaire de l’éducation dans l’exercice de ses fonctions », indique l’article 2.

L’article 3 s’intéresse aux menaces émises sur les réseaux sociaux. « Est puni de 3 ans de prison et 300 000 à 500 000 dinars d’amende celui qui utilise les réseaux sociaux et les moyens de communications électroniques pour diffamer ou menacer les employés du corps enseignant ». Pour rappel, plusieurs cas d’agression d’enseignants ont été enregistrés ces dernières années. En février 2022, un enseignant a été éborgné à Baraki, dans la wilaya d’Alger.

En 2021, neuf enseignantes d’une école primaire ont subi aussi des violences à l’intérieur de leur résidence dans la wilaya de Bordj Badj Mokhtar. A l’époque, le SATEF a dénoncé l’insécurité dont souffrent les enseignants. «Le supplice de ces dix enseignantes a duré deux heures, durant lesquelles des objets leur appartenant leur ont été subtilisés dont des PC portables, des téléphones et de l’argent en liquide.

Le plus dramatique dans cette affaire est que les agresseurs n’ont pas eu une once de compassion pour un nourrisson d’une des enseignantes », avait dénoncé ce syndicat. Selon Meziane Meriane, ancien coordinateur du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), ces enseignantes ont été « agressées et violées dans leurs logements de fonction » et « deux d’entre elles ont été poignardées et se trouvent à l’hôpital ».

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