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Amnesty International et Human Rights Watchs demandent aux autorités algériennes la libération immédiate de Slimane Bouhafs

Amnesty International et Himan Rights Watch demandent aux autorités algériennes de libérer immédiatement le militant Slimane Bouhafs, en détention depuis une année suite à sa disparition en Tunisie où il vivait, ont indiqué, lundi 26 septembre, dans un communiqué.

« Slimane Bouhafs vivait en Tunisie en tant que réfugié. Après avoir « disparu » pendant plusieurs jours, il est réapparu en détention aux mains de la police algérienne, dans des circonstances peu claires. Les autorités tunisiennes devraient enquêter sur ce qui semble avoir été son enlèvement et son retour forcé en Algérie, et amener les responsables présumés à rendre des comptes« , lit-on dans le communiqué des deux ONG.

Selon Amna Guellali, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International « Slimane Bouhafs a fui l’Algérie après avoir été persécuté par les autorités, et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés lui a accordé une protection internationale en Tunisie « .

Le 25 août 2021, indique les deux ONG, que Slimane Bouhafs aurait été embarqué de force dans un véhicule par des hommes en civil non identifiés qui  se sont présentés à son domicile à Tunis, a indiqué sa famille d’après des informations recueillies auprès de témoins.

« Le 1er septembre 2021, Slimane Bouhafs a comparu devant un tribunal algérien, où un juge a ouvert une information judiciaire contre lui en raison de liens présumés avec le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), organisation considérée comme terroriste par l’Algérie, et de publications sur Facebook, dans un contexte où le militantisme pacifique fait de plus en plus souvent l’objet de poursuites pénales. Les autorités algériennes avaient auparavant emprisonné Bouhafs pendant deux ans pour des publications sur Facebook jugés insultantes envers l’islam », ajoute la même source.

« Le 1er septembre, un juge d’instruction du tribunal de première instance de Sidi M’hamed, à Alger, a ordonné que Slimane Bouhafs soit placé en détention pendant la durée de l’enquête portant sur 10 chefs d’inculpation au titre du Code pénal algérien », souligne le document.

Il est notamment poursuivi pour « adhésion à une organisation terroriste » (article 87 bis 3), « apologie du terrorisme » (article 87 bis 4), « atteinte à l’intégrité du territoire national » (article 79), « offense au prophète [de l’islam] » (article 144 bis 2), « publication de fausses nouvelles » (article 196 bis), « incitation à la haine et à la discrimination raciale » (article 295 bis) et « obtention de fonds étrangers » (article 95 bis), selon les informations fournies par les avocats de Slimane Bouhafs, et que sa famille a communiquées à Human Rights Watch et Amnesty International.

En outre, les deux ONG soutient que des experts indépendants spécialistes des droits humains au sein des Nations Unies ont demandé, le 20 septembre 2021, aux  gouvernements tunisiens et algérien d’expliquer les mesures qu’ils auraient prises pour transférer Slimane Bouhafs de la Tunisie vers l’Algérie, et les fondements juridiques de l’enquête pénale ouverte à son encontre à Alger.

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