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Dissolution en catimini de la LADDH: L’ONG réagit et dénonce

"La LADDH coupable de faire dans les droits humains", c'est ainsi qu'à réagi, ce dimanche, la première ligue de défense des droits de l'homme indépendante au jugement surprenant et pris en catimini portant sur sa dissolution. Dans communiqué rendu public, la LADDH affirme "avoir confirmé, ce dimanche 22 janvier 2022, l’authenticité du document balancé sur les réseaux sociaux par de tierces personnes, d’une manière intrigante et illégale, relatif à un arrêt du tribunal administratif d’Alger portant sur la dissolution de la LADDH".
© DR | Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH)

Selon la même source, « le Ministère de l’intérieur a introduit devant le tribunal administratif d’Alger, en date du 4 mai 2022, une requête introductive par laquelle il demande la dissolution de notre organisation« . « Le tribunal statue en faveur de Ministère de l’intérieur en date du 29 juin de la même année. Le jugement portant la dissolution de la LADDH porte la date du 29 septembre 2022. La LADDH fut absente ou évitée durant toute la procédure qui l’a visée« .

Et de préciser: « Comme d’autres organisations et partis politiques, la LADDH paye son engagement, au même titre que des millions d’Algériens et Algériennes, dans le mouvement pacifique du Hirak. Un engagement pour la démocratie, les libertés et les droits humains. Et comme d’autres organisations, la question de la conformité avec la loi sur les associations a toujours fait objet de blocage et d’instrumentalisation de la part des pouvoirs publics.Comment ne pas douter de cet argument quand on sait que les véritables membres de la LADDH se sont inscrits dans une dynamique collective de refondation de l’organisation et sa stabilisation« .

Plus surprenant encore, ajoute le document, « il est reproché à la LADDH de travailler sur la question des droits de l’Homme avec d’autres instances et organisations internationalement reconnues. Il est reproché à la ligue de faire dans les droits humains, selon sa devise : « les droits de l’homme sont universels et indivisibles ». Plus encore, « il est reproché à certains de ses véritables membres d’avoir des opinions, d’être au contact des citoyens. De militer pour les droits des migrants, pour les droits des travailleurs, ou encore le droit des familles de Harraga de connaître le sort de leurs proches. Révoltant », condamne l’ONG.

Le communiqué rappelle aussi que, de tout temps, « la LADDH, dont l’histoire se confond avec l’histoire de la Nation, a toujours été ostracisée et combattue par les différents pouvoirs politiques. Elle a toujours résisté et elle résistera encore ». Ce faisant, la ligue, dénonce l’acharnement continu qui la cible et qui prend avec cette dernière décision, une proportion d’une extrême gravité ». » Elle étudiera ce jugement et fera valoir ses droits en usant de tous les moyens légaux et légitimes disponibles« , souligne le document.

Fondée en 1985, au temps du parti unique, par des militants du mouvement national et de la démocratie, dont les avocats et anciens Moudjahid, Ali Yahia Abdenour et Hocine Zehouane, ainsi que le militant politique, Saïd Sadi, la LADDH a résisté à toutes les tentatives de diabolisation et de déstabilisation. Une année après sa création, le pouvoir de l’époque a créé une ligue maison confiée à des dignitaires du régime(cette dernière a gagné récemment son indépendance). C’était en 1986.

Après l’avènement du pluralisme, la LADDH a été reconnue, mais elle a toujours été stigmatisée, avant de décider, après un Hirak demandant un changement et une année après la disparition du doyen des défenseurs des droits humains, Ali Yahia Abdenour, à que le pouvoir a rendu hommage pour son engagement, de la dissoudre en cachette. La procédure de sa dissolution était exécutée par l’ancien ministre de l’intérieur, Kamel Beldjoud, qui avait déjà engagé des actions similaires contre les Associations, RAJ et SOS Bab El Oued, et des partis politiques, en l’occurrence le PST, l’UCP et le MDS, avant de menacer le RCD en lui reprochant d’organiser des activités politiques.

 

 

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